||||||||||||||| DOMINO PANDA |||||||||||||||

 

VANESSA & THE O’S

( Entretien avec Vanessa Contenay )

Cette ballade d’O est le subtil mélange de poésie et d’élégance. Un émerveillement sonore ressuscitant (enfin) le son pop des sixties. En dix morceaux, Vanessa Contenay a su nous charmer à travers ses douces mélodies… une frenchy « so british » qui a eu la gentillesse de répondre à MZ.

Vanessa & the O’s existe depuis maintenant 2003. Comment pourrais-tu présenter le groupe à ceux qui ne le connaissent pas encore ?

Et bien c’est un groupe, qui je crois, fait parti d’une nouvelle pop… la pop de demain. Alternative par son originalité mais explosive par ses chansons à mélodies et à textes. Le son rappelle un peu l’esprit des années 60’, tout en restant contemporain et très 21ème siècle.
Sympa pour ceux qui aiment le bilingue puisque l’album est composé en français et anglais, chanté avec intimité, joué avec passion et avec une production intelligente. C’est une ballade envoûtante, naïve et sophistiquée à la fois qui rode autour de notre jardin secret…

Depuis quelques temps, Vanessa & the O’s enchante la presse spécialisée, en obtenant même régulièrement les éloges de Rock’n’Folk. Est-ce une réelle satisfaction personnelle, et quelle importance accordes-tu aux critiques ?

Personnellement ça m’a touché, surtout lorsqu’on a eu l’album du mois, en 5 étoiles en plus ! Vu que ça fait pas mal de temps que je fais des disques à l’étranger, pour moi la France m’est beaucoup plus chère. Alors quand je vois de bonnes chroniques françaises à droite et à gauche, c’est très encourageant, surtout pour continuer aujourd’hui à produire de la musique, dans cet univers où l’industrie est, malheureusement pour elle, très incertaine du talent et offre rarement les opportunités aux artistes qui se différencient par leur son.
Donc oui, la presse est très importante pour moi, vu que c’est mon pays aussi… et que j’aimerais bien que le public français nous découvre petit à petit comme il faut. Pour ça, il faut se faire entendre, il faut être très très patient avec les medias - surtout les radios - mais tout est bon, et Internet est vital pour nous car le virtuel est notre futur qui commence aujourd’hui !

Sur La ballade d’O, t’es accompagnée de 3 prestigieux musiciens qui forment les O’s. Peux-tu nous les présenter et nous dire comment s’est faite la rencontre ?

Oui… j’ai une chance énorme d’avoir pu m’entourer de leurs talents. Nous formons une bonne équipe je crois et nous sommes très amis aussi. Ils sont également des artistes individuels, ce qui rend notre groupe pas comme les autres et la tache bien plus difficile pour ce qui est temps et distance…
Niclas Frisk est un guitariste qui a tout simplement du géni dans ses doigts, et une fabuleuse oreille pour la composition populaire. Andreas Mattsson est également un artiste de renom en Suède et il est très original et sensible dans ses idées de production. Puis James Iha a une couleur dans le son de sa guitare qui se mari parfaitement avec notre culture musicale.
La rencontre fut pour moi à Stockholm, en 2002, avec Andreas et Niclas pour écrire quelques chansons, après être devenus de bons amis vu mon intérêt pour l’album de Nina Personne (des Cardigans) à l’époque, que Niclas avait co-écrit avec elle. James je l’ai rencontré à New York 1 an après, lors de l’un de nos voyages de compositions. Il a tout de suite adoré ce que l’on faisait et a voulu faire parti du gang. Il était ami avec Nina et Niclas.

Quelle a été ta manière de composer pour cet album ?

Moi j’ai l’habitude de composer et produire mes chansons toute seule, dans mon studio, alors c’était une façon différente de travailler, mais j’étais prête pour cette créativité plus communale. Certaines chansons dans l’album sont composées par nous tous, en même temps, sous les mêmes énergies du moment, parfait exemple : « Stand »
James avait des accords que j’ai bien aimé et j’ai commencé à chanter par-dessus plusieurs mélodies. Puis Niclas a commencé à jouer avec Andreas pour développer la chose. Pour d’autres, c’était moi qui amenais la chanson en démo, très simplement arrangée ou juste guitare et voix comme « Plus rien » que j’ai écrite en apprenant à jouer de la guitare. Ça dépend… En gros, c’est moi la mélodiste, et les textes je les écris une fois que la musique commence à m’inspirer quelque chose. Comme « Brouhaha » ce n’est pas vraiment une chanson, c’est un état d’âme. La musique que Niclas et Andreas avaient composé pour un film m’a inspiré un poème avec des fredonnements, de temps à autres, puis James c’est joint à nous et chante des voix, choeurs derrière, comme dans « Cruel et tendres » qui rend les harmonies encore plus riches en émotion… c’est un vrai travail d’équipe !

Le fait que tu maîtrises aussi bien l’anglais que le français, est-il un atout supplémentaire dans ta façon d’aborder la musique ?

Oui absolument, car je crois que j’écris mes textes en français, au rythme plus anglo-saxon, et harmoniquement mon école est très diverse par rapport à ce que j’écoute comme musique. Sans oublier mon expérience comme artiste électronique dans les années 90’ en Angleterre. J’ai appris à travailler la musique d’une façon très différente rythmiquement et à apprendre comment faire un disque de A à Z. La culture Anglo-saxonne est une culture de rock’n’roll autodidacte, donc parfaite pour moi. Elle est sans limite, sans préjudice… pour le fait d’être une femme dans un studio, donc tout est possible ici, si on a de bonnes idées !

Tes influences sont vraiment riches et variées (Gainsbourg, Velvet underground, Baudelaire, Godard, Warhol…) Quelles étaient tes inspirations durant l’enregistrement de l’album ?

Pour le rock, c’est les Velvets que j’ai toujours adoré, puis aussi du classique comme Debussy et bien sur Gainsbourg, Polnareff, Hardy, etc.… pour la pop française, d’un passé un peu perdu aujourd’hui, je crois… J’aime toujours autant la richesse de l‘harmonie dans les arrangements de cette époque passée et les textes. Enfin nos brefs classiques français !
Pour les visuels c’est pareil, j’aime le style nouvelle vague. Ce qui est drôle c’est que les étrangers, comme les suédois, les anglais et les américains, adorent encore aujourd’hui cette France, qui pour moi était très naturelle dans mon travail, vu que j’ai grandi avec, en écoutant les disques de mon père et ma mère. Étant d’origine Sud Américaine, ce qui m’a ouvert encore plus les oreilles à d’autres cultures comme la bossa, salsa, jazz, j’ai écouté à travers elle tout ça, avec beaucoup de musique classique aussi. Voilà peut être pourquoi mes influences sont très larges.
Pour l’inspiration, j’aime aussi m’entourer de pas mal de lecture. Ça va de l’érotisme par « Anaïs Nin » écrit par une femme pour les femmes et les hommes, tout comme L’histoire d’O d’ailleurs… En plus radical « le Marquis de Sade », en passant par un peu de philo, toujours avec la poésie de Rimbaud à mon chevet de nuit. ouf !! Ça en fait des trucs dans la tête, tu peux pas savoir (sourire)

Ce projet musical est avant tout le tien, mais est-ce que les O’s ont participé à l’écriture ?

Oui en effet c’est bien mon concept mais les O’s sont mes compagnons de compositions et de production bien évidement.

Si tu devais garder un seul titre de ce disque (celui qui te touche le plus) ?

Difficile à dire… hum… peut être « Brouhaha » ou « Plus rien »…

Est-ce qu’un prochain album est en préparation ?

Bien sur mais pour l’instant il est à moitié dans ma tête, en espérant que mes camarades en fassent une priorité bientôt, car j’ai hâte de recommencer. La composition pour moi est ce qu’il y a de plus enrichissant à l’esprit. Pour moi, je suis d’abord une artiste de studio et de scène après... bien après.

Tu vis désormais en Angleterre. Comment perçois-tu ton public, quand tu viens jouer en France ?

Bizarrement je dois dire, mais le public français me touche beaucoup plus à un niveau personnel. Ce qui est drôle c’est que je n’ai pas l’habitude de parler à la presse en français et en publique je peux faire des gaffes avec mes fautes… tout ça, je l’ai fait avant en anglais, depuis les années 90’, depuis que j’ai quitté la France… and didn’t look back…
J’ai même du mal à m’exprimer parfois en français, si je ne le parle pas au moins pendant deux jours. J’oublie des mots, c’est malheureux comme tout et honteux, mais quand on ne pratique pas sa langue tous les jours voilà ce qui arrive ! Tous mes copains expatriés ici sont pareils. Voila peut être pourquoi il m’est complètement naturelle d’écrire mes textes en étant bilingue… trilingue même, car j’écris aussi en espagnol… Tu vois ma galère !

Le public français est proche de celui que tu as en Angleterre ?

Pas du tout, il est différent pour moi. Pour les anglais je suis étrangère avec un accent bien frenchy alors on n’est jamais accepté de la même manière, c’est normal.

Pour beaucoup, tu fais parti de ces nouveaux talents que les français découvrent.
Est-ce que tu te sens proche de cette « nouvelle scène française » comme Benabar, Sanseverino, Delerm, et compagnie… ?

Oops ! Je ne connais pas trop ces artistes, mais je pense que oui, je fais plutôt partie d’un nouveau mouvement artistique initié par les artistes eux même. Grâce à myspace et la technologie d’aujourd’hui.
J’espère que ça va ouvrir de grandes portes pour les talents de demain, et que ça nous permettra aussi de faire le pas vers le public curieux de nouvelles musiques, sans avoir à compter sur les maisons de disques… car très franchement, elles n’ont plus rien à nous offrir excepté leur argent !

Quel est ton meilleur souvenir, depuis toutes ces années musicales passées ?

Ma rencontre avec Lou Reed à New York… c’était complètement surréel !

Avant de terminer, je tenais quand même à te poser une question qui te fera sûrement sourire.
Mais t’es tellement talentueuse, jolie et gentille, que je voulais savoir si Mademoiselle Contenay avait un défaut ?

A c’est trop mignon comme question… oula bien sur PLEINS PLEINS PLEINS !!
Si seulement tu vivais avec moi !! Il faudrait que tu poses cette question à mes victimes de tous les jours (sourire)

Pour conclure, que peut-on te souhaiter pour 2007 ?

La santé d’abord et le bonheur un jour, j’espère…

Un grand merci pour ta gentillesse et ta disponibilité.
Bonne route à Vanessa & the O’s

Liens web :
- http://www.vanessaandtheos.com
- http://www.myspace.com/vanessaandtheos

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