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FURIA Prod (2006)

V/A - Furia Prod

Furia Prod n’est pas un album du groupe Furia (qu’on ne présente plus aujourd’hui) mais une volonté du dit-groupe de former un collectif d’amis musiciens désireux d’échanger ou de proposer de nouvelles expériences. En oenologie, c’est ce qu’on appellerait un bon cru.
Cinq groupes venant d’horizons disparates, un vrai melting-pot musical et c’est bien ce qui fait la force de ce collectif : l’éclectisme.
Furia est le premier groupe à se jeter à l’eau en nous présentant deux morceaux de son troisième album "Kheros". Oscillant entre death-métal et sonorités black, le son est énorme, un petit coté White Zombie qui apporte ce petit coté sautillant. Des riffs bien gras, "tranche-le-lard", rentre-dedans et une batterie aussi impressionnante qu’une moissonneuse-batteuse ; le tout se laissant ensorceler par un clavier méthodique et plein d’ardeur. Coté chant, on passe du guttural typique du black-death, au magnifique, une voix claire proche de celle de Karl Middleton (ex-chanteur de Earthtone9).

C’est d’ailleurs le bassiste de Furia à l’origine de la formation du très troublant Nowommai. Une bonne surprise d’ailleurs ou la rencontre improbable entre Céline Dion et Thérion (opéra-trash). Si la première référence peut prêter à sourire, c’est que les vocalises de la belle Asphodel sont à couper le souffle. Son chant résolument rock rappelle une Courtney Love encore lucide. Il se pourrait bien d’ailleurs qu’elle devienne prochainement la nouvelle égérie du métal après la sensuelle Lacuna Coil. Car, Asphodel possède la capacité non négligeable de moduler sa voix en la poussant même jusqu’à un chant lyrique encore atypique pour ce genre de musique. Une voix rare donc et savamment utilisée dans le contexte. L’accompagnement quant à lui est un métal de bonne facture, du gros son en pâture, avec une ambiance un poil mystique du à la présence d’un clavier.
Et si la première écoute peut se révéler surprenante, sachez que ces deux titres révèlent bien des charmes qui s’effeuillent lentement. Une bien belle surprise donc.
La femme est l’avenir de l’homme n’est-il pas ?

Akirise, autre groupe, autre genre. Résolument plus hardcore avec des textes en français. On sent l’influence de Reuno (Lofofora) ou encore Safwan mythique chanteur de Banlieue Rouge (punk canadien).
Après une première démo en 2003, ils nous présentent deux extraits de leur maxi 6 titres sorti en 2005. Entre hardcore agressif et groove incendiaire, les déluges de slap font irrémédiablement penser à Oscar Nip (groupe français présent sur la compilation hardcore Hostile en 96) ou encore Oneyed Jack (présents eux aussi sur cette même compil). Les textes engagés prêchés en véritables exutoires à propos de la place de l’homme sur terre n’apportent quant à eux aucune véritable surprise pour ce genre de musique.
Un double chant habile pour une musique fusion par excellence. En effet le mariage rap-métal où s’esquissent aussi bien des passages double pédales meurtriers que des gimmicks hip-hop tendant vers une fusion old school. Un bon essai.

Mais attention, très belle surprise et non des moindres avec ce groupe à étiquette internationale, Kemet. Produisant un métal mélodique avec un chant très prenant qui dépasse les sphères de la bienséance. Deux morceaux, pré production de leur troisième album "The rules of equilibrium". L’ambiance un brin mélancolique et torturée marque bien l’état d’esprit du groupe. Car Kemet est aussi drôle qu’un clown gris. Loin des poncifs habituels, le chant toujours splendide enrole, sanglote, murmure. Une très belle surprise donc qui rappelle le beau travail des hispaniques de Breed 77.
Déjà largement encensés par la presse internationale, il est clair qu’il sera plus ou moins facile à Kemet de s’expatrier hors de nos frontières.

Mais attention, âmes sensibles, s’abstenir, si la palme d’or revient à Kemet celle de l’agressivité morbide et tortueuse revient à Scars of Chaos. Seul groupe présent sur le disque n’appartenant pas au collectif Furia mais à celui de Inm3moria.
Un trash-death saupoudré de black ou tout se joue vite, très vite. Un univers décadent ou Dracula tranche le bout d’ gras avec Frankenstein. Craddle of Filfth n’a qu’à bien se tenir car les cousins germains de Mayhem pourrait bien se faire une place dans le petit monde des vampires et autres funestes gimmicks. Des riffs pachydermiques à faire trembler les murs, un clavier omnibulé par les sons stridents et un chant équivalent à celui des gremlins. Mais le mot d’ordre reste : jouer de plus en plus vite et soyons certains que Scar of Chaos est une sorte d’Attila des temps modernes, produisant un métal cyclonique, à réserver à un public averti tout de même.

Bref, vous l’aurez compris, le collectif Furia est une brochette de groupes métal ou chacun pourra trouver son bonheur. D’ailleurs la démarche de Furia est tout à fait admirable. Profitant de sa notoriété grandissante, il donne un sacré coup de pouce à ces groupes en leur laissant le privilège de figurer sur cette compil pressée à 35 000 exemplaires et largement distribuée aux diffuseurs et autres piliers de ce métier. De plus les choses sont vraiment bien faites puisque la partie interactive du cd comporte les bios, photos, vidéos et autres mp3 des formations présentées.
Une bien belle démarche donc qui mériterait d’être copiée par d’autres. A bon entendeur...

Lien web : www.myspace.com/furiaprod

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