||||||||||||||| DOMINO PANDA |||||||||||||||

 

P.O.BOX + KOBAYES + RIKTUS + KANDJAR

Paris - Espace B, 30/03/2007

Même pour les habitués, pénétrer dans l’antre de l’Espace B relève toujours d’une surprise : celui du croisement entre deux mondes antagonistes. A priori on entre dans un vulgaire troquet genre PMU du dimanche matin où l’on croise les habitués du comptoir accoudés depuis au moins plusieurs heures avant d’accéder au fond à la salle de concert proprement dite où le choc des générations au sein du même lieu est flagrant.

Ce soir là donc soirée rock en perspective sous la houlette et l’impulsion du webzine Vacarm. Après avoir sorti la compilation Split The Pit avec pas moins de 23 groupes (rock, métal, ska, punk..) voici la première date de la mini-tournée.
Pour démarrer les hostilités, Kandjar avec son métal-hardcore explosif et technique aura tout de même besoin de haranguer la foule venue pour ce début de concert en nombre très restreint et visiblement peu réceptif à une telle violence de décibels. Kandjar avec son double chant résolument hardcore fait irrésistiblement penser à Black Bomb A, un peu trop ? Oui en effet. On se consolera cependant avec les prestations de très haut vol du guitariste capable de se lancer dans des riffs sanguinaires et des mélodies harmoniques et le batteur quant à lui aura fait des émules avec son sprint double-pédale de marathon -man infatigable. Si les simagrées des chanteurs style hardcore new-yorkais pouvaient agacer, ils semblaient eux-mêmes contrariés par le manque d’entrain du public visiblement stérile à ce hardcore dans la lignée de Kickback. L’énergie débordante des débuts aura vite fait de se tamiser face à la frilosité d’un public arrivant au compte-goutte. Le groupe a beau être hyper carré, on ne distingue que deux ou trois head-banging mais guère plus d’enthousiasme. Le groupe déçu quitte donc la scène pour laisser place à la fureur de Riktus, dans le même genre bruyant mais plus mélodique. Un rock-métal tout en puissance avec des breaks aériens façon Stonesour. La prestation vocale du chanteur pleine de peps et de justesse aura été d’une extrême rigueur. Avec une dynamique rock’n roll assassin et des breaks métal à la manière de Meshuggah, la salle se remplit peu à peu et bizarrement se désemplit. Dommage car la prestation du groupe de Thionville est tout à fait honorable et on devine la frustration du groupe qui malgré une qualité certaine n’arrive pas à réveiller le public. Riktus repartira comme il est venu, sur les chapeaux de roue avec un gros son à faire trembler les murs ! Une bonne impression qui tend à surveiller ce groupe de très près.
La soirée se poursuit donc avec des changements de plateau relativement rapides. A peine le temps de traverser le couloir pour commander une bière et voilà que se présente Kobayes et le bide de la soirée. Un punk-hardcore avec un chant incompréhensible et des textes en français. Manque de groove, d’originalité, on ne saura se contenter que du charisme du chanteur. Il faut admettre que sa prestation se rapprochait davantage du chanteur de salle de bain en revanche ses blagues firent mouche, on l’imaginerait davantage g.o. au club med que front-man d’un groupe de rock. Un hardcore moyen donc à la limite de la mascarade et on se pose donc légitimement la question :" pourquoi les avoir programmé en troisième position ???" Les normands déçoivent sur scène alors que leur album laissait pourtant imaginer tout autre chose.
Qu’importe les morceaux sont très courts et la fin jamais très loin. Il faut bien avouer que les beuglements usent même les plus téméraires. Avec des morceaux monotones sans breaks ni temps morts, inutile de préciser que le public ne sera toujours pas sorti de sa léthargie. Annonçant son dernier morceau "a bout de souffle" on finit enfin par être soulagé, car le titre résume bien notre état d’esprit.
22h30, c’est au tour des très attendus Po Box de finir cette soirée dont l’ambiance de somnambule aura finit par plomber la soirée. Mais on se rassure très vite car le groupe de ska va bouleverser la donne dans une ambiance très joviale. Malgré l’espace confiné les musiciens arrivent parfaitement à investir le lieu prêt à en découdre avec un public visiblement fatigué de sa semaine. Le soleil brille dans l’espace B, Po Box met le feu, ils sont heureux et leur dynamisme semble contagieux car peu à peu tout le monde tape du pied, sourit bref prend un plaisir communicatif. Les musiciens n’hésitent jamais à "chambrer" leur tout nouveau batteur venu les rejoindre il y a un tout petit mois. Avec beaucoup de naturel et de décontraction, Po Box gagne haut la main au jeu de l’applaudimètre. Il faut dire que les Nancéens ont de la bouteille et semblent sur scène comme à la maison. Le show est donc à la hauteur de leur album. Alors que les titres de ce dernier s’enchaînent dans une ambiance rock’n roll ska californien, voilà le groupe qui se fend la gueule sur un medley des 60’s. Mélangeant le célèbre Jonnhy B. Good de Chuck Berry et "Twist Again" pour finir sur "Twist and Shout", le tout joué à plus de 200 cent à l’heure ambiance Jive Bunny sous ecstasy. Banco ! Il n’en fallait pas plus pour créer une fière dynamique.
Le public bouge enfin happé par la fièvre du vendredi soir. Après un set de 30 minutes, le groupe prêt à quitter le plateau sera sommé de rester pour un rappel, (d’ailleurs le seul de la soirée soit dit en passant !) Po Box qu’on retrouvera le 8 mai à Paris au Batofar nous laisse repartir dans cette nuit froide, les étoiles plein les yeux. Cartman

Lien web : www.vacarm.net

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