||||||||||||||| DOMINO PANDA |||||||||||||||

 

Label LACRYMAL RECORDS



LACRYMAL RECORDS interview…”

Le label Toulousain (Dazed, Explicit clowns...) avait mit la rédaction sans dessus dessous en nous confiant leur dernier bébé : Cellscape, groupe déroutant d’efficacité, mélangeant d’une main de maître hardcore et électro... quelques semaines plus tard le label annonçait une nouvelle sortie : I Pilot Daemon, à l’artwork de première classe, qui devrait également faire parler de lui ... Notre curiosité ne pouvait nous lâcher et on ne pu s’empêcher d’en savoir plus... Interview de Guillaume, un des responsables de ce jeune label prometteur.

Mz : Pourrais-tu nous tracer un rapide historique et une présentation du label, de ses membres et nous dire ce qui vous a amené à le concevoir ?

Guillaume : Lacrymal Records existe depuis juin 2005, date correspondant à la sortie de l’EP « Sous les mots, des larmes » d’EXPLICIT CLOWNS, notre premier disque. Au départ, l’idée de créer un label m’a paru évidente. C’était le prolongement de l’action que j’accomplissais au sein du collectif ENTRESHOKS, à Toulouse. Quand j’ai rejoint le collectif en tant que manageur d’Explicit, mes principaux efforts consistaient à dénicher des concerts pour le groupe un peu partout en France. Plus tard s’est posée la question de produire un disque, afin de trouver plus de concerts. C’est à ce moment là qu’avec Romain et JP, respectivement voix d’I PILOT DAEMON et bassiste d’ANOTHER BLEEDING SEASON, nous avons décidé de fonder Lacrymal Rcds. Nous aurions très bien pu sortir les disques sous le nom Entreshoks, mais nous avons voulu différencier les deux activités : Entreshoks pour les concerts, Lacrymal pour les disques, pour faire simple. Aujourd’hui, nous avançons avec les groupes CELLSCAPE, les regrettés [DAZED], EXPLICIT CLOWNS et I PILOT DAEMON.

Quel bilan feriez vous depuis sa création ?

Nous sommes en 2006 et nous avons tout juste un an de vécu derrière nous. Je pense qu’il est encore trop tôt pour dresser un quelconque bilan, si ce n’est le plaisir que Lacrymal nous procure.

Quelles sont les réalités au quotidien d’une petite structure ?

En tant que jeune label, le gros souci doit être du côté financier ?!
Aujourd’hui, nous nous sommes répartis les tâches pour plus d’efficacité, chacun de nous travaillant dans le domaine qu’il affectionne. Romain est en charge de la section « crayons de couleurs ». Plus sérieusement, il crée l’identité visuelle du label. Cela passe par l’élaboration du site internet, de l’artwork de nos disques, des flyers et stickers, bref, tout ce qui a trait à l’image. JP est bilingue, il s’occupe naturellement des traductions (en cours), et donne un coup de main à la « com » de certains projets. Pour faire pompeux, je tiens le rôle du « label manager », c’est à dire que je suis impliqué dans toutes les questions qui touchent à Lacrymal Rcds et sa gestion. En ce qui concerne nos choix artistiques et musicaux, nous avons tous les trois notre mot à dire.

Comme tu le soulignes justement, nous sommes une petite structure, sous forme associative, et le côté financier est une composante de la survie de Lacrymal. C’est pour cette raison que nous avons mis en place un système de pré-commande de nos disques. Le principe est simple : 2 mois avant la sortie officielle, nous donnons la possibilité aux personnes d’écouter des mp3 issus du disque, et si les titres sont à leur goût, ils peuvent alors pré-commander le disque via un système de paiement sécurisé en ligne et par Carte Bleue. De cette manière, le futur acquéreur nous verse d’avance la somme + les frais d’envois postaux, et recevra son exemplaire avant même qu’il ne soit disponible en magasin. C’est un échange de bons procédés puisque l’argent qu’il nous aura ainsi reversé participera à amortir les coûts de fabrication du disque (pressage, cellophanage etc...)

Qu’est-ce qu’Internet a changé dans votre activité ?

Il y a un an de cela, quand nous avons créé Lacrymal Records, internet existait déjà. Ce n’est pas comme si nous l’avions vu débarquer alors que le label était en place depuis des dizaines d’années ! Mais ce qui est sûr, c’est que la révolution internet est un atout précieux pour une asso comme la notre. Comprenez : cela nous permet d’orchestrer la rencontre des oreilles et de nos groupes, sans avoir à débourser des sommes colossales en frais de publicité. Vous pouvez, pour peu que vous ayez une connection internet, et dans n’importe quel pays, par l’intermédiaire d’un webzine, d’un forum, d’un blog, d’un ami, vous rendre en un simple clik sur notre site lacrymalrecords.com et ceux de nos groupes, et écouter gratuitement et quasi-immédiatement la musique que nous proposons.

Internet nous permet également de vendre nos disques directement à l’auditeur, sans passer par les réseaux traditionnels. Non pas qu’internet court-circuite une activité comme la distribution par exemple. Cette activité est essentielle dans la diffusion des artistes en rendant leurs disques physiquement disponibles dans vos villes. Mais grâce à internet, nous, et la plupart des autres petits labels, rendons nos disques « virtuellement » disponibles chez vous. C’est peut-être un des changements qu’a apporté internet, mais il y en a bien d’autres, et ils mériteraient une interview à eux seuls.

Combien d’artistes sous contrat actuellement ?

Actuellement 4 : EXPLICIT CLOWNS, CELLSCAPE, [DAZED] et I PILOT DAEMON. Les 3 derniers sont d’ailleurs en pleine actu, ce qui fait que les journées n’ont malheureusement pas assez d’heures en ce moment ! (rires)

Comment s’est faite la rencontre avec CELLSCAPE ?

Par la Poste ! Comme quoi, le bon vieux coup de la démo envoyée pour démarcher est toujours efficace ! J’ai reçu une pre-prod de l’album contenant 4 titres pre-mixés. Mais au départ, ils ne cherchaient pas un label pour sortir la bête, ils cherchaient des concerts. Avec Entreshoks, on a donc monté une soirée « Electro HxC » à l’occasion de la tourne de ASIDE FROM DAY et CORTEZ, et on a proposé à THE KANTIAN METAPHYSIC et CELLSCAPE de participer à la fête. C’était il y a pratiquement un an, le 28 septembre 2005. Et très franchement, ilS nous ont tout simplement bluffé sur scène. Il n’y avait pas énormément de matos son & lumière ce soir là. C’était très brut. Et CELLSCAPE ont été impressionants ! Vraiment ! Par la suite, on leur a glissé deux mots concernant Lacrymal Records, et un an plus tard, leur premier album va bientôt voir le jour chez nous, et on est ravi qu’ils nous accordent leur confiance.

Vos projets pour cette année ?? Y a-t-il déjà de nouveaux groupes dans votre horizon qui pourraient être signés ?

On va déjà essayer de diffuser correctement les disques à venir. Entre le premier album de CELLSCAPE, l’album posthume de [DAZED], « Killing me is not enough » que nous réalisons en série limitée, numérotée et faite main, et le « Happily Depressed EP » d’I PILOT DAEMON, on ne va pas s’ennuyer ! Je pense qu’on va s’y consacrer de manière exclusive jusqu’en 2007. Pour la suite, oui, on a quelques idées. On vous tiendra au courant dès qu’on aura du concret.

D’ailleurs quels seraient les critères et les particularités qu’ils devraient posséder pour espérer éveiller votre attention ? Qu’est-ce qui préside à la signature d’artistes ? L’appartenance à une esthétique globale ? le coup de cœur ? la personnalité ? les rencontres ?

Ce label, on le vit avant tout comme une aventure. Et s’il fallait vous donner des critères, en effet ce serait des mots comme passion, personnalité, audace et sincérité qu’on vous livrerait, plutôt que rentabilité, formatage et coiffure par exemple. (rires)
Comme c’est écrit sur notre myspace « Nous ne voulons, et ne pouvons restreindre nos envies à une seule esthétique, à une seule couleur musicale. Les seules limites que nous nous fixons sont celles de notre mauvais goût . » Voilà, je ne pense pas pouvoir mieux le formuler que ça. On signe qui on veut, pourvu que l’artiste ou le groupe concerné soit partant ! Il n’y a qu’un seul critère inévitable pour le moment : que le groupe assure sur scène !

Ou trouver vos disques ? en France ? à l’étranger ?
Comment et par qui ceux-ci sont ils distribués ?

A l’heure où nous faisons cette interview, hormis l’EP d’Explicit qui est disponible chez les disquaires de la région Toulousaine, sur quelques distro en France et sur nos stands à l’occasion de concerts locaux, on trouve nos disques nulle part et partout. Nulle part, tout simplement parce qu’ils ne sont pas encore sortis. Partout, parce qu’ils sont tous (le CELLSCAPE, le [DAZED] et le I PILOT DAEMON) en pré-commande sur www.lacrymalrecords.com
Le gros du travail des mois qui arrivent va être de les rendre aisemment disponibles, en France pour commencer. Pour l’étranger, nous verrons en fonction des opportunités. Tout est à faire de ce côté là.

Etant bien ancré dans le milieu, de quel regard vois tu la scène hardcore and co Française d’aujourd’hui ? D’un point de vue Européen as tu l’impression qu’une identité Française est entrain de se créer ?

Ça me dérange un peu que tu assimiles Lacrymal Records au mouvement « hardcore ». Tout simplement parce que je ne trouve pas que cette étiquette veuille dire grand chose aujourd’hui. Il y a tellement de ramifications ! Le Punk Hardcore des Black Flag, le mouvement Straig-Edge, le NYHC, le Old School, le Metalcore, etc... Chaque branche possède ses codes, ses danses, ses affinités politiques, religieuses même, et certaines sont allées jusqu’à s’affronter ouvertement aux Etats-Unis. Pour moi c’est un microcosme bouillonant où on trouve vraiment de tout. Une éthique comme le « Do-It-Yourself », qui plaide pour la liberté de création au delà des codes de l’ultra-consommation, comme pour le respect de l’individu, voisine avec le « Fag Bashing », délire haineux et homophobes qu’on peux traduire par « chasse aux gays ».

En toute sincérité, je préfère penser à Lacrymal Records comme à un acteur d’une subculture musicale sincère et passionnée, plutôt qu’à un représentant du mouvement hardcore. Ensuite, les groupes du label peuvent emprunter des éléments « musicaux » issus du hardcore pour construire leur composition. Comme ils le font pour le métal, le rock, le noise, le post rock, le drone, le stoner, l’ambiant etc...
Pour répondre à ta question, j’ai l’impression qu’aujourd’hui, cette subculture dont je te parle est très active. Sur la toile grâce aux blogs et webzines, mais surtout sur le terrain avec les fanzines, avec des squats autogérés, des espaces de diffusion d’information, des agences de booking, de locations de camions pour les tournées, des locaux de répétition, des street teams, des imprimeurs, des sérigraphistes, des labels, des disquaires, etc...

L’énumération peut durer longtemps ! Tout ceci est organisé dans un grand réseau reliant toutes les grandes villes de France et d’Europe. Après, l’identité Française, je m’en préoccupe peux, mais par exemple, et pour rester dans les labels, je respecte énormément le travail de Basement Apes Industries, Radar Swarm, Head Records, Krawa, Impure Muzik, The Space Patrol Records, Exutoire Records. Et il y en a d’autres, ça foisonne !

Coup de coeur disques/scènes/bouquins ?

Pour les disques, je découvre RODAN avec 10ans de retard, alors je me rattrape avec SHIPPING NEWS. Le Truth Becomes Death de NADJA pour les nuits d’insomnie et à l’opposé, Into The Plateau de DELOREAN pour l’éthylisme festif. Quoi d’autres...ah si, le dernier TV ON THE RADIO et le Alladin Sane de BOWIE qu’on m’a offert récemment.
Coup de coeur scène, sans hésiter THESE ARMS ARE SNAKES à Toulouse en 2005, des gens adorables qui ont découvert le « jaune » ce soir là ! Ah ah ! Et derrière, je mets GRAILS et EARTH, égalité, tous les deux à Toulouse en 2006. Après, c’est difficile, parce que j’ai réellement pu me faire plaisir avec l’association Entreshoks. En plus de ces trois là, il y a aussi MONO, UNSANE, DATURAH, MADE OUT OF BABIES, SUNN O))), LORDS, YEAR OF NO LIGHT, TIME TO BURN, ROBOCOP KRAUS, KHOD BREAKER, SPINNING HEADS...pleins !

Et pour les livres, L’ART DU ROCK de Paul GRUSHKIN et Dennis KING, un véritable travail d’archiviste du poster et du flyer rock « du punk à nous jours » comme ils disent, et LA MAISON DES FEUILLES de Mark Z. Danielewski que m’a prêté le chanteur d’Explicit.

D’autres choses à ajouter ??? Coup de gueule, Si tu désires partager une pensée ou faire un gros coup de pub.....

Merci pour cette interview ! Je vois que ça !!!

Site web du Label : www.lacrymalrecords.com

Les artistes de LACRYMAL records :
CELLSCAPE / [DAZED] / EXPLICIT CLOWNS / I PILOT DÆMON

Merci à Guillaume de Lacrymal Records

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