||||||||||||||| DOMINO PANDA |||||||||||||||

 

LACUNA COIL

Bordeaux, le 1er octobre 2006, au théâtre Barbey

Deux semaines après the Gathering, me voilà de retour au théâtre Barbey pour un autre groupe « à chanteuse », les Italiens de Lacuna Coil. Ce sont leur compatriote Node qui ouvre la scène, distillant un death (trop ?) gentil. Musicalement ces Milanais tiennent la route, mais quand le hurleur laisse la place au chanteur, ça merdouille un peu… Passons. Viennent ensuite les Finlandais de Poison Black, qui eux officient dans le Heavy. Là, je me passerai de commentaire, étant loin d’être fan de ce style…

Enfin, les lumières s’éteignent pour laisser place à Lacuna Coil. La scène est peu éclairée quand le groupe entame l’intro You Create. Cristiano Mozzati, derrière ses fûts, porte un masque blanc ; ses compères Marco Coti Zelati à la basse et les guitaristes Marco Biazzi et Cristiano Mozzati son eux aussi masqués sur leur estrade. Cristina Scabbia et Andrea Ferro, les chanteurs surgissent devant l’estrade quand retenti What I See, tiré du dernier album. Ils ne portent bien sur pas de masques (il ne faudrait tout de même pas cacher le beau visage de la sublime chanteuse !) et c’est là le premier signe d’un point négatif du concert : il y a deux clans, les musiciens parlent entre eux et il en est de même pour les chanteurs… pas de communication entre les deux groupes, on ne mélange pas les torchons et les serviettes vous pensez bien…

Le groupe tombe ensuite les masques pour Fragment Of Faith, deuxième des nombreuses chansons tirées de Karmacode ce soir, et commence à apparaître une deuxième constatation (je balance tout maintenant, ça sera fait…) : le spectacle est calé à la minute près, un peu trop même. On a l’impression que chaque musicien sait à quel endroit il doit être à tout moment, quand il doit secouer la tête, ce que Cristina dit (au mot près) entre les chansons… Cela peut avoir un certain rendu devant un grand public mais dans une salle intimiste comme celle ci, ce manque de spontanéité provoque une certaine baisse d’émotion.

Mais bon, trêve de critique, le concert reste très bon. Le groupe enchaîne avec un titre de Comalies : le magnifique Swamped. Une partie de l’audience commence à bien se réveiller, stimulé par une chanson du précédent album. Retour au dernier opus avec Fragile, la chanson ouvrant le CD. Il n’y a rien à dire, le groupe assure à merveille et la chanteuse a une voix magnifique ! S’ensuit In Visible Light et là on constate que sa voix est presque inaudible sur les couplets : la sublime Cristina aurait-elle un problème avec les graves ?
Enfin arrive le premier titre de l’excellent Unleashed Memories, qui sera aussi malheureusement le seul : 1:19, mélodie et énergie, il n’y a que ça de vrai ! Viennent ensuite deux morceaux de Karmacode, Closer et Devoted. Tout deux très bon, sans être originaux, ressemblant à la plupart des chansons du dernier album : taillés pour être de potentiels singles… N’empêche que ça à le mérite de dégager une bonne énergie sur scène et d’être abordable pour ceux qui connaissent moins l’album.

Puis vient Entwined de Comalies, dans la même lignée que les morceaux précédents et To The Edge tiré du dernier opus, chanson bien puissante. C’est le moment que choisie l’énergumène ivre morte qui pionçait allongé devant moi pour se réveiller… Pile à temps pour apprécier l’excellent Daylight Dancer de l’album précédent avec un magnifique refrain ou la merveilleuse voix de la chanteuse est accompagnée d’un soupçon de double pédale. Arrive le dernier morceau (avant le rappel), Virtual Environment qui, d’après ce que j’ai compris serai une face B du single Enjoy The Silence. Très bon titre que je ne connaissais pas.

La première chanson du rappel est justement la reprise de Depeche Mode Enjoy The Silence. Honnêtement cette reprise n’apporte rien à la chanson et je la trouve même plutôt mauvaise. Je ne sais pas quelle est cette mode de reprise de Depeche Mode (Manson, No One Is Innocent, Linkin Park, etc…) mais perso je commence à saturer… Passons. Heureusement s’ensuit un excellent titre de Comalies : Heaven’s A Lie même si encore une fois les couplets
sont peu audibles quand Cristina est dans les graves. Le concert s’achève sur Our Truth et son riff « Korniesque » (chose valable pour la plupart des chansons du dernier album d’ailleurs…).
En somme, essayez de ne pas vous attarder sur mes nombreuses critiques négatives, le manque de spontanéité n’était qu’un moindre mal comparé à la virtuosité technique offerte par le groupe. Le son du concert était excellent et le show à été globalement apprécié autant par les néophytes que les amateurs du groupe (dont je fais parti !) mêmes si ces derniers auront encore pus regretter la rareté de chansons plus anciennes (une seule de Unleashed Memories alors que dix chansons de Karmacode ont été jouées sur treize !) comme c’est le cas chez beaucoup de groupes rencontrant la célébrité…

Récapitulatif de la set list :
- You Create/What I See
- Fragments Of Faith
- Swamped
- Fragile
- In Visible Light
- 1:19
- Closer
- Devoted
- Entwined
- To The Edge
- Daylight Dancer
- Virtual Environment


- Enjoy The Silence
- Heaven’s A Lie
- Our Truth

Lien : www.lacunacoil.it

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