||||||||||||||| DOMINO PANDA |||||||||||||||

 

Autoprod’ (2007)

KHÔL

s/t

Ça commence plutôt pas mal, cet EP de 6 titres, avec « une heure avant… ». On entre dans un univers plutôt sombre, avec des sons étranges et des guitares qui cherchent à briser la monotonie. La voix elle-même, est obscure et l’interprète semble vouloir parler aux sphères méconnues de nos âmes perdues (si tant est que nous en ayons une), à travers des textes au style parfois difficilement accessible. Puis des cris viennent déchirer l’atmosphère… Quelle est cette valériane avec du sang sur les lèvres ? Bref, ça fait penser un peu à du Noir Désir, parfois même à du Thiefaine. Mais on n’arrive pas à rentrer dans ce monde qui semble plus superficiel et esthétique que profond. J’ai donc demandé à des amis esthètes ce qu’ils en pensaient :

MATMAN
- Serait-ce les râles d’une bête en fin de vie, ou les rires et les pleures d’une veuve esseulée ? L’interprète est-il ravagé par un mal dominant ou bien joue-t-il au jeune ado mal dans sa peau que personne ne peut comprendre. Ce sont là des questions que l’on est en droit de se poser quand on écoute Khol. Certes il y a bien quelques points positifs, quelques petits sons. Des petites pointes d’électro viennent alimenter un pop-rock au bord de l’hypoglycémie. Sur le plan vocal, on peut noter que l’on entend davantage la respiration du chanteur que sa propre voix. Ce qui rappelle étrangement la voix de Muse que l’on aurait envie de Museler. En gros ce n’est pas un album pour moi. Je m’excuse auprès des dépressifs qui auront trouvé auprès de Khol leurs nouveau prophète. Que je viens de consacrer Martyr. Sur le plan esthétique, on peut noter que la pochette ressemble étrangement à celle d’Aphex Twin, ce qui n’est finalement pas un mal. Pour conclure, si tu es jeune pupille asthmatique de 16 ans et que tu as usé tous tes cutters sur tes petits poignets en tentant vainement de mettre fin à tes souffrances cet album est pour toi. Tu pourras trouver dans certaines versions de l’album, un kit de soins aux premiers secours.

SACDOS
- On peu quand même noter que le choix des sons de la partie électro donne une alchimie sonore relativement intéressante, même si ça aurait tendance à devenir relativement redondant… Je trouve personnellement que le chanteur pourrait faire quelques efforts afin de changer de mélodie dans sa voix… Khol prétend mélanger les dissonances, mais où ? Je ne vois rien de tel ! L’on va peut-être me trouver un peu sectaire mais même si je retrouve bien ce côté « Glacial », « explosif » ou même encore « plombé » ce n’est pas par l’effet des dissonances, mais bien par le son aigu ou saturé des guitares qui, mélangées à la batterie (bien étrangement très claire et très pure) que ça prend forme. Combien de morceaux contient cet album ? On se retrouve vite perdu à l’écouter plus en fond sonore que pour le plaisir réel de l’écouter. Est-ce par manque de maturité et de structure… Même si il y a une faible tentative de nous faire partager une émotion forte, une souffrance qu’ils auraient subit eux-mêmes. Mais où est-elle cachée dans cet album ? Mon avis définitif restera que ce groupe doit encore vivre afin de pouvoir exprimer toutes ses émotions à travers sa musique. Alors vivez, ensuite, vous pourrez jouer…

http://myspace.com/kholprojet

SPIP | | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
myspace | newsletter | liens | rss | contacts
since 2006 - Domino Panda | sf/onth#! | mz-webzine.org | ^top^

Ce site n'est pas adapté à Internet Explorer. This site is not very suitable for Internet Explorer.
Firefox 3