||||||||||||||| DOMINO PANDA |||||||||||||||

 

Boxson (2008)

H-BURNS

How strange it is to be anything at all

La mode serait-elle à l’acoustique ? Oui en quelque sorte et non d’une manière générale car ce genre a toujours existé et brillé avec diverses formations au risque parfois de se répéter, de méprendre et donc de lasser. Dur dur de faire original à moins bien entendu d’y ajouter un zest de magie. H-Burns sauve donc les meubles, vaillamment, avec ce deuxième album emprunt d’une incroyable beauté. Avec constance, discrétion et élégance, l’album parvient à toucher en plein coeur, là ou d’autres font sourire, cet album émeut, fait frissonner même, tellement les mélodies ciselées, arrangées de piano, de banjo et d’harmonica bouleversent tout un être. C’est la fin d’un automne qui se décrit ici telle une peinture morte sublimée, un lac glacé ou les souvenirs d’enfants fusent. Réalisée avec la beauté sombre d’une aquarelle, le fusain de H-Burns fait des merveilles, un soleil noir brillant dans la nuit froide. Hors-saison, intemporel, le chant profond de Renaud Brustlein enchante autant qu’il déchante le temps qui passe trop vite. Absolument beau, et toujours limpide, ce disque se laisse savourer de bout en bout. Langoureux et même entraînant ("Horses with no medals"), l’auteur n’a pas à rougir face aux grands maîtres américains du genre brassant le folk et la pop mélancolique. Enregistrées en Ardéche, ces dix chansons nous décrivent une longue ballade solitaire, à travers les arbres, splendides saules pleureurs, spectateurs uniques de ce promeneur égaré aux songes tristes. D’ailleurs on ne se surprend même pas d’apprendre que Jonathan Morali, leader de Syd Matters s’invite à la production et en musicien additionnel. Pour s’en rendre compte il n’y a qu’à deviner la guitare acoustique jouer avec la mandoline quand celle-ci se languit aux sons de la scie musicale, alors que les notes jouées par l’orgue ressemblent à des fantômes désespérés. Hanté par de somptueuses mélodies enregistrées avec simplicité à la maison, les titres nous révèlent une personnalité forte et sensible, une face cachée voilée par des blessures secrètes et sincères. Délaissant un temps l’électrique et la vie en groupe, le leader du groupe Don’t Look Back, ne regarde justement pas en arrière et insuffle à sa jeune carrière un élan couronné de succès. Car en jeune prince de l’acoustique dépouillé et intimiste, H-Burns s’envole, et nous avec. Pour un peu, on en oublierait presque que ce disque génial est français.

Label : Boxson
Lien web : www.myspace.com/hburnsmusic

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