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Ego Twister records (2006)

[Guÿôm]

Cacelorazo (Lp vynil)

Le "cacelorazo" est une forme de protestation devenue célèbre durant les grèves argentines en 2001. Les manifestants frappent des pots et des poêles créant un bruit dans le but de perturber l’ordre public et d’attirer l’attention. Bingo ! Car il s’agit bien d’une avalanche de bruits mis bout à bout, un véritable pujilat sonore, un tourbillon éphémère qui laisse des traces. Guÿôm a connu la musique par le punk d’où cette formidable envie de faire du bruit et quel vacarme ! Son premier album, après quelques participations à diverses compilations et des ep autoproduits, s’annonce particulièrement féroce s’adressant à un public averti, voire aux puristes de la musique electronique. Car si les idées fourmillent, il parait difficile d’écouter l’album dans sa totalité en une seule fois sans être entrainé. Véritable attentat sonore, il semblerait que Guÿôm flirte avec l’inspiration de Roni Size le roi du drum’n bass mélangeant à cela l’expérimentation féroce et animale de Mike Patton facon Maldoror.

Ne perdant pas non plus une occasion d’y mettre une pincée d’humour, c’est avec surprise que sur le morceau "cart(o)on" s’invitent bug’s bunny et coyote perdus dans un sprint sans fin, ou cherchant peut-etre à se mettre à l’abri du séisme qui les accable. Un clin d’oeil au King avec "Heureux qui comme Elvis", sorte de guérilla dancefloor avec des scratchs saturés tirés au bazooka. Dans un tout autre registre, on croise également dans cette jungle aux grosses décibels le spectre de Prodigy avec ce mélange efficace de guitares et de beats acid-techno. Quoi qu’il en soit on ne saurait conseiller ce disque qu’aux aficionados de l’electro torturé et de breakcore cyclonique à moins que les plus téméraires ne se sentent l’âme d’un guerrier afin d’affronter le carrousel démoniaque de "contre ventes et marchés", pamphlet anti-mondialiste incroyablement carnassier.

Les fans d’Aphex Twin seront surement attirés par ce brulot rédhibitoire. Ce qu’on pourrait tout de même reprocher c’est l’accumulation de sons qui semble s’affronter dans un jumelage sans fin, des boucles insipides qui s’éternisent. Et comme un auditeur prévenu en vaut deux : attention à manipuler Cacelorazo comme une matière dangereuse et à consommer avec modération. Alors prêts à exorciser tous vos cauchemars ?

Label : Ego Twister records
Lien web : www.egotwister.com/guyom

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