||||||||||||||| DOMINO PANDA |||||||||||||||

 

Autoprod’ (2005)

GRUNKY

Flukukil Islands

"Attention mesdames et messieurs dans un instant, ça va commencer" dixit Michel Fugain chantant avec le big bazar. Quel lien alors avec Grunky ? Le concept musique-spectacle sans aucun doute.
Mais ici rien à voir avec le monde de la variété. Grunky est un monde de voyage, le Cap’tain Nohks (Arnaud Quevado fondateur du projet) nous emmène dans un monde isolé où Muzz Skilings (bassiste de Living Colours) semble désormais écrire des comptines pour enfants.
Bassiste d’exception, Arnaud a donc formé un équipage où musiciens, chanteuses, danseurs et autres espiègleries sont donc de la fête. Après une longue intro et le décollage de la troupe à bord du starship (vaisseau en forme de mouton) à la quête d’un monde meilleur, bienvenue dans le monde enchanté des îles Flukukil, là où le funk s’associe au rock, au métal parfois et même à la musique classique. Car ici, c’est un peu la foire-fouille des instruments : violon, flûte, banjo, batterie, guitares, claviers...
Une embardée musicale qui, si elle possède beaucoup de ferveur a tout de même tendance à se perdre en chemin, et nous avec.
Après un premier morceau très funky ("On the way..."), voici que le groupe enchaîne avec ("eveil") qui lui ne manque pas... de nous endormir.
L’arrivée des villageoises pourtant fait renaître de ses cendres le majestueux albatros ("Flukukil Islands") où les voix féminines font preuve d’un beau lyrisme, transformant la chanson en ode. Très beau.
Par coercition, voici un disque réservé aux initiés du groupe. Car sans le coté visuel, la bande sonore perd beaucoup de son effet. Construit comme un conte, on a du mal à saisir le fil conducteur d’une telle aventure même s’il faut reconnaître la virtuosité des musiciens : imaginez un peu la rencontre de Pascal Mulot et Patrick Rondat jouant avec le groupe Ange dont l’univers de Grunky reste assez proche.

On peut alors penser qu’il aurait été plus judicieux de sortir un dvd. Il est évident que sans son support visuel, "Flukukil Island" souffre de longueurs et c’est dommage car il y a des perles sur cet album. Le morceau très ardu ("Fay-roh city"), le très funky ("Beuhny & Kloohd"), le très lyrique ("Le gardien des âmes") sont des petites perles rares.
Univers alambiqué, poétique, labyrinthe musical hyperbolique, Grunky s’affirme comme une troupe de théâtre de rue où les déguisements de chacun semblent finalement aussi importants que la musique elle-même.
On regrettera donc beaucoup que le groupe se perde dans des morceaux inutiles tels que ("La foret des bahdtree-P"). En concert, ce genre de petit interlude peut servir de faire-valoir en tant que lien entre deux scénettes, en revanche sur cd, on a du mal à accrocher et il devient difficile de passer du funky-groove à la musique classique.
Ne manquant ni d’humour, ni d’imagination, soyons surs que cette fable peut s’avérer endiablée, jouée dans des conditions appropriées, c’est à dire en concert car si l’écoute
de l’album peut donc s’avérer difficile, il est certain que Grunky reste un bon groupe de scène (cf la vidéo de 10 min présente sur le site).

Lien web : www.grunky.fr

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