||||||||||||||| DOMINO PANDA |||||||||||||||

 

GONG GONG

Gong Gong est à la pointe de la scène electro française et sur le point de bouleverser l’ordre établi avec un univers très personnel fait d’un peu de magie subtile et de poésie décalée. Avant qu’ils ne débarquent prochainement sur vos platines, entretien avec Jean-Christophe et Thomas

MZ : Jean-Christophe tu es batteur, quant à toi Thomas tu es bassiste. Comment en êtes-vous venus à l’électro ?

Jc : En achetant un sampleur séquenceur. L’idéal pour ouvrir le panel du déclenchement rythmique du batteur vers de la composition et toutes les sonorités possibles. Les musiques électroniques font partie des disques les plus nombreux de ma discothèque. Tom et moi avions déjà fait partie d’un groupe entre électro et rock il y a plusieurs années qui cartonnait en live dans notre petite région. (ndlr : Pays de la Loire)

Tom : Pour ma part cela fait pas mal d’années que je travaille avec des machines. J’ai fais partie d’un groupe atypique, Landoz "fanfare électro mobile" en landeau, formule de musique électronique déambulatoire, pendant près de six ans. Jouer avec des instruments électroniques nous a toujours semblé être le meilleur moyen de réaliser nos fantasmes musicaux les plus fous.

Mz : Votre musique est relativement complexe, comment se déroule la phase de composition ?

Tom : D’un morceau à l’autre, le cheminement pour arriver à un résultat satisfaisant n’est jamais le même. Nous n’avons pas de recette. Cela peut venir d’une séance ludique et spontanée, ou, l’un et l’autre avons nos machines respectives gavées de sons divers et variés avec lesquels nous explorons de nouvelles directions. Une idée plus globale peut également être proposée par l’un ou l’autre pour ensuite aboutir à une composition commune.
Prendre du recul est une chose très importante aussi pour nous, car le travail de composition et le travail de mixage sont étroitement liés et les choses peuvent donc devenir plus claires et évidentes avec le temps.

Mz : Le titre de votre album "Lauging with the moon" a-t-il une simple connotation poétique ou signifie-t-il quelque chose en particulier ?

Jc : C’est juste l’évocation d’un rêve éveillé, lors de l’écoute du titre une fois terminé. L’idée d’un clip en images animées sur ce titre, bricolo et déglingué : la voix féminine d’un autre temps qu’on entend dans le titre étant la lune. L’histoire d’un mec dans un petit vaisseau qui parvient à s’extirper de la terre pour arriver dans l’espace, qui après un petit voyage dans le noir, s’approche, joue en rebondissant sur la lune, en riant avec elle, qui lui chante quelque chose de doux, de gai, sur un vieil air. C’est un peu surréaliste mais bon...

Tom : Disons que c’est une sorte de porte ouverte à l’onirisme de chacun...

Mz : Vous avez déjà joué avec de grosses pointures comme Bumcello, Bauchklang, High Tone, Kaophonic Tribu etc... Avec qui d’autre aimeriez-vous tourner ?

Tom : Toutes les rencontres, pourvu qu’elles soient belles, sont bonnes à vivre.

Mz : Quels groupes vous inspirent et qu’écoutez-vous en ce moment ?

Jc : Le dernier Bonnie Prince Billie, Plaid, I am robot and proud, Murcof, Emiliana Torrini, Haushka et Tom Yorke, incontournable.

Tom : J’ai passé de bons moments cet été à réécouter la série des "Ethiopiques", ce sont des compilations de musique groove funk et de musique traditionnelles éthiopiennes. Egalement Tortoise, ils viennent de sortir un coffret d’inédits, de raretés et de remix. Ce que j’aime chez eux c’est la délicate fusion entre l’électro, l’électrique et l’acoustique. Je peux également parler de Fred Frith, c’est un formidable guitariste expérimental. En règle général j’aime que la musique me surprenne mais pas seulement...


Mz : La scène electro française semble bien s’expatrier à l’étranger. Vous-mêmes allez être prochainement distribués au Bénélux, Grande-Bretagne, Allemagne, Scandinavie, Suisse et même en Australie et au Japon. Comment expliquez-vous ce phénomène "French Touch" ?

Tom : La french touch est encore vivante ? C’est une bonne nouvelle !

Jc : Disons peut être que c’est parce que nous sommes un brin latins, moins concrets que la german touch, moins grosse prod boostée à l’anglaise : on a une sensibilité un peu différente, pas étouffée par une tonne d’effets compresses. Il y a toujours quelque chose de charmant, qui dénote. Et puis sans même écouter de la musique, j’imagine que c’est le charme français qui opère, comme une bonne vieille image d’Epinal.
Je suis allé au Japon, il y a un peu de ça dans l’air, là-bas on collectionne les BX !

Mz : Est-ce la fatalité ou le choix de la liberté qui vous a poussé à auto-produire votre premier album ?

Tom : C’était un choix. On voyait pas comment démarcher des labels si on n’avait pas encore construit notre petit monde en essayant de faire un bel objet avec de beaux graphismes. On y a travaillé dur pendant plusieurs mois, un collectif s’est construit peu à peu avec plusieurs disciplines représentées : photo, graphisme et c’était passionnant. C’est aussi une grande liberté d’apprendre par nous-mêmes, de développer notre touche à nous. Pour l’album qui va sortir, on a procédé de la meme façon, mastering et construction, de l’objet mis à part même si le collectif est représenté.

Mz : Pouvez-nous justement nous résumer les activités du collectif NOVO ?

Jc : Sur notre site on décrit ça précisément. C’est un peu sérieux dans le ton mais réel et le site dresse un lien vers chaque membre avec une photo plûtot marrante. Le collectif NOVO est un formidable vivier de création et de soutien. Il a été créé dans le but de fédérer plusieurs compétences autour de Gong Gong et d’accompagner les projets propres au groupe : production, communication, création de l’identité graphique, gestion d’un site internet.

Mz : Sur scène vous êtes accompagnés par deux vidéastes. Comment s’est déroulée cette rencontre ?

Tom : Dès le départ nous voulions apporter à notre live un aspect visuel fort et singulier. Jc a rencontré Pierre Le Gall sur Nantes qui exerçait en tant que VJ (ndlr : vidéo jockey) sur divers festivals, Scopitone notamment. Et de mon coté à Poitiers j’ai rencontré Laurent Rouvray, qui débordait d’ingéniosité avec un système très personnel de diffusions d’images. Nous avons provoqué leur rencontre dans l’espoir qu’ils inventent un terrain d’entente pour développer une scénographie autour de Gong Gong. La fusion de ces deux personnalités, de ces deux univers nous a permis de découvrir une nouvelle identité.

Mz : Envisagez-vous d’autres collaborations ?

Tom : La musique provoque très souvent de belles rencontres donc d’éventuelles collaborations dans différentes disciplines artistiques. Mais aujourd’hui nous sommes encore aux prémices de notre collaboration actuelle musique/vidéo. Il me semble que nous n’avons toujours pas dépassé les 10/100ème de notre potentiel à cinq, Mickey notre sonorisateur, compris. Cependant nous sommes très intéressés par l’exercice du remix qui est, selon moi, une forme de collaboration indirecte. Il y a aussi ce vieux rêve de composer une musique de film... on peut toujours rêver, non ?

Mz : Votre album sort le 15 octobre dans les bacs. Où sera-t-il possible de se le procurer ?

Tom : Dans toutes les bonnes pharmacies bien sur !

Jc : En France bien entendu mais aussi au Benelux, en Allemagne, en Suisse, en Scandinavie, en Australie, au Japon, en Grande-Bretagne et bientôt en Italie et ailleurs... On ne sait pas encore, rendez-vous sur gonggong.free.fr sans www. Merci !

Site web : gonggong.free.fr

Merci à Jean-Christophe et Thomas de Gong Gong

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