||||||||||||||| DOMINO PANDA |||||||||||||||

 

Autoprod’ (2006)

GONG GONG

Laughing with the moon

Voilà bien longtemps que la french touch (scène française electro) n’a pas fait parler d’elle. Après le succès mondial et commercial de Daft Punk, et d’ Alex Gopher, la scène electron-libre risque de faire à nouveau parler d’elle.
Pourtant cette fois-ci, le "top of the pops" de la french attitude ne nous vient pas de Versailles (ndlr : Daft Punk et Alex Gopher) mais de Nantes. Gong Gong est une véritable jungle de beats samplés et caractéristique peu commune, Jean Christophe Baudouin et Thomas Baudriller sont avant tout musiciens et pas de simples bidouilleurs de machines complexes.
Ainsi dans la tourmente et la frénésie électronique, se mélangent aux boucles samplées de la batterie, de la basse et même de la contrebasse. Mais attention, il n’est pas question ici de music dancefloor pseudo commerciale. Non. Mais d’une récréation sonore, d’un mélange des genres. Pas de chant mais des bribes de voix robotisées ("kawabata", "The man who..."). Pas de beats techno bizarroïdes mis bout à bout mais une vraie mise en boucle minutieuse. Après un départ sur les chapeaux de roues ou l’avalanche de beats rappelle les tourments d’Aphex Twin, nous voilà partis dans l’univers feutré d’un Saint Germain ("Out") puis embarqués dans un voyage intemporel vers des confins arabisants ("de l’air").
Finalement "Laughing with the moon" se révèle si complexe qu’il en devient presque impossible de le classifier. Alternant ballades electro-folks et rythmiques endiablées, les deux compères muent en parfaite mutation leurs idées décalées, ne respectant jamais les conventions musicales et se targuant d’une quelconque étiquette. Les seules limites que s’imposent le duo est la durée des morceaux qui n’excède jamais les 5mn, ce qui évite toute lassitude légitime et aux deux musiciens de se perdre dans un labyrinthe désespérant. D’une musique abstraite et hors du temps, les deux amis se jouent des tempos et brisent tout pouvoir de structuration. La preuve en image avec ce bonus vidéo ("the man who...") réalisé par idlelab.
Histoire d’enfoncer le clou un peu plus, le disque se termine avec un titre live ("Watermill"), afin de nous mettre l’eau à la bouche puisqu’ après avoir tourné avec entre autre Bumcello, Bauchklang et Nosfell, une chose est sure Gong Gong fera parler de lui sur les scènes hexagonales et d’ailleurs. A découvrir vite vite vite...

Lien web : gonggong.free.fr

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