||||||||||||||| DOMINO PANDA |||||||||||||||

 

Festival Le rock dans tous ses états

25ème édition - Evreux (27)

Le festival du Rock dans tous ses états qui se déroulait le 27 et 28 juin, soufflait cette année ses 25 bougies.

Cette année, c’est une programmation boostée à bloc (quasiment deux fois plus de groupes que l’an passé), qui voit le jour, sous le soleil de la Normandie. Ce festival réputé pour mettre en avant des découvertes musicales pointus, (Pelican,Draft, Menomena en 2007) face à ceux qui ont marqué l’année. Evènement se voulant à taille humaine a cette fois,peut être voulu en faire un peu trop ! Etalé sur trois scènes, les deux grandes A,B,côte à côte et la Papamobile, où réside l’une des plus grande décèption du week-end, pas pour les groupes qui y sont programmés mais à cause de la proximité avec les autres scènes. Aucune séparation, comme ce fut le cas l’an dernier, une décoration quasi inéxistante (encore un grand merci aux équipes de décoration de Monic la mouche sans qui l’hyppodrome d’Evreux ne serait qu’un champ !!) Et un nombre trop important de groupes à s’y produire, tant bien que mal, puisqu’il n’y a pas que les festivaliers qui subissent, les retours sonores des deux autres scènes. Et certains n’hésiterons pas à s’en plaindre ! Comme se fût le cas pour My brightest Diamond.

Vendredi 27 juin :

C’est dans cet écrin un peu froid, que débute cette nouvelle édition du « Rock dans tous ses états », avec trois scène française : Alister ,et sa pop délicate mais un peu soporifique en ce début de journée. Arrivent en suite les membres d’ Electrokution qui quant à eux commencent à chauffer les festivaliers(comme les percés du soleil) avec leurs morceaux funky et groovy. Ces rockers en provenance de Rouen séduisent et donne le ton « ça va bouger sur Evreux !! ». Et James Deano , M.C. , nouveau venu dans l’univers du hip hop, donne un concert sans grande surprises.

À 17 heures 40, alors que le soleil perce sous les nuages d’Evreux, le groupe japonnais de Melt Banana pose sa patte, rock déjanté sur la papamobile. Des titres violents servit avec un brin de folie punk par la pétillante Yasuko Onuki au chant et le guitariste Ichirou Agata. « Chainshot to have some fun » et « Blank page of the.. »du dernier album Bambi’s dilemma, leur sixième depuis leur début en 92 complétent l’excellent set de cette journée. Entre noise rock et punk hardcore les morceaux défilent sans perdre un seul moment l’énergie tendu et palpable dut nottament au son de guitare distodru et coupant comme une lame.

À suivre scène B, le groupe Battles joue une musique essentiellement instrumentale, quelques incursions de voix au vocoder (modificateur de voix), le groupe pauffine leurs sons, mélangent les samples avec une précision « mathématique » les placements de batterie sont impréssionants, et le tout en ressort telle une bombe ! Plus rock qu’éléctronique la musique de ces quatres américains prend sur scène toutes son ampleur et donne envie de se pencher un peu plus sur leur premier disque « Mirrored » sorti l’an dernier.
Retour à la papamobile avec l’une des bonne découverte de la journée, 65 Days of static, tout droit venus d’Angleterre les quatres musiciens envois un post rock brutal, les morceaux qui ne s’éternisent pas en longueur apportent une imagerie troublante. Là où sur cette même scène l’an dernier le groupe Pelican nous avais scotché, on est pas loin du même effet avec ce groupe à suivre de très près. Malgrès quelques critiques d’organisation le festival du rock dans tous ses états arrive chaque année à dénicher de véritables bonnes découvertes au delà de la sur médiatisation de certains.

Scène B, place à Moriarty dont le succès grandissant est plutôt mérité offre aujourdhui un concert en dessous de ses qualités habituelle. Les morceaux peinent à s’enchainer et le set manque un peu de conviction et d’entrain.

Quelques musiciens normands, en la présence attendus par de nombreuses personnes ici, le groupe Tahiti 80, me donne un peu l’impression de déjà vu ou plutôt déjà entendu. Bien mais sans plus. Arrive ensuite pour ma part la faute de goût de cette journée avec Amadou et Mariam, je parlais de variété un peu plus haut !! Malheureusement le festival en programme un peu aussi, il en faut pour tout les goûts (même les plus douteux !)

Heureusement, les bonnes surprises continuent. Après le jeu impréssionant des deux guitaristes de Rodrigo y Gabriela qui en plus de leurs propres morceaux revisitent certains standards du rock (Led Zepplin, Rolling stones).

Direction la Papamobile avec My brightest Diamond, projet solo de Shara Worden, chanteuse lyrique et choriste pour Sufjan Worden. Elle illumine la scène grâce à des titres issus de son dernier album fraîchement sorti « A thousand shark’s teeth » tels que « inside a boy », ou le très beau et un peu gothique « From the top of the world ».Cette américaine nous dévoile peu à peu son univers savoureux, remplis de petites pépites pop/folk, faites de compositions travaillées et d’arrangements délicats. Shrara dévoile une voix langoureuse et d’une subtile finesse laissant peu à peu le spectateur pénétrer dans un monde imaginaire relativement doux, nottament par des mélodies minimalistes comme sur « Iced and the storm » Malheureusement, la belle est peturbée et le feras gentiment remarquer, par la proximité de l’autre scène ce qui gâche inexorablement tout les concerts de la papamobile.

22H15 , l’australien John Butler accompagné par le bassiste Shannon Birchall et le batteur Michael Barker, débute leur concert avec un plaisir communicatif. Un jeu de guitare groovy impécable donnant aux morceaux toutes leur ampleur en live.Les tubes s’enchaînent et John Butler Trio donne un spectacle des plus remarquables.

Une nouvelle bonne surprise arrive en cette fin de journée avec la venue des americains de Why ?. Une dynamique folk emmené par le quelque peu fantasque Yoni Wolf (ex Clouddead). Une musique pétillante où les phrasés hip hop du chanteur s’immiscent au funk rock. Les nouveaux venus du très respectable label Anticon, surprennent avec leur album explosif « Alopenia ». Des compositions entrainantes et délicieusement construites, déchaînent la foule venue s’amasser devant eux.

La grande scène s’illumine de carrés multicolore, sous l’impulsion des beats ravageurs des français de Birdy Nam Nam. Les scratchs électro, hip hop de DJ pone, Crazy B., Need et Little Mike se marient à merveille aux samples dub/rock. Une alchimie qui fait mouche et transcende le public.

Autre ambiance, pour finir cette journée riche en révélation et découvertes musicales avec les parisiens de Caravan Palace. Une orchestration jazz manouche à la sauce dancefloor qui a un peu de mal à prendre, virant presque à l’indigestion !

Samedi 28 juin

Après un accès difficile au site, pour cause d’entassement massif à l’entrée, et aux débordements des services de sécurité. Je me retrouve happé par la scène de la Papamobile (décidement, c’est bien ici que se produisent les meilleurs groupes !), au détriment de la grande scène avec La maison Tellier.

Petite scène, grosse claque de ce début de journée avec les new-yorkais d’ O’ Death. Les cinq énergumènes, balançent une musique d ’inspiration country déjanté et de folk assassin. Banjo et violon s’arrachent les cordes au chant de Greg Jamie également guitariste. Une voix nasillarde collant parfaitement à l’ambiance saloon où la bière et le whisky coulent à flot ! Un moment à part O’death est surprenant et leur dernier album en date est à l’image du concert d’aujourd’hui, tout bonnement excellent !

Après le joyeux bordel indigeste opéré par le groupe anglais Chrome Hoof , plus brillant par ses tenues que par leur concert, place à Get Well Soon. Magnifié par la voix baroque d’un Scott Walker ou d’un spleen à la Thom Yorke, l’allemand Konstantin Gropper titille la corde sensible,et perce les émotions en plein coeur.Une mélancolie palpable sur des chansons troublantes envoyés par des textes sensibles à l’image de « Witches ! Witcches » qui ensorcèle par la profondeur du chant. Plus beau que monotone, comme c’est parfois le cas avec une musique aussi intime et perturbée, le groupe plonge l’auditeur dans les méandres romantico-poétiques des sentiments, sombres et pafois cruels.

Il faut un peu de temps pour redéscendre et c’est grâce au talentueux duo de brighton Steven Ansell à la batterie et Laura-Mary Carter à la guitare, de Blood red shoes que l’on a le droit à une nouvelle agréable surprise. Diverses influences nourris cette musique garage aux accents punk. On passe de Mudhoney à Sonic Youth sans jamais faire dans le plagia. Blood Red Shoes apporte son originalité à cette musique loin d’autres formation guitare/batterie de ces dernières années. Les voix des deux anglais s’allient parfaitement « I wish i was someone better » aux compositions tranchantes et dynamique de « Box of secrets » sorti cette année. « Say something say anything » et sa rythmique dansante et « You bring me down », complète le set de ce très bon concert.

Ce n’est pas le cas pour tout les groupes présent aujourd’hui. La preuve avec les très remuant Hushpuppies qui brassent plus d’air qu’autres choses avec leur tubes parfaitement calibrés pour les écrans publicitaires ! Un moyen comme un autre d’en avoir plus (de moyens) et de se faire connaître par le plus grand nombre. Rien de bien éxcitant du côté de ces perpignanais sauf éventuellement pour ceux qui les découvrent pour la première fois ! Leur recette est plutot efficace en soit et assez dansante mais au bout de quelques temps l’intéret s’estompe.
Malheureusement cette grande scène fait du bruit, et gâche le plaisir de se régaler complétement d’un des meilleurs groupe de hip hop actuel Dalëk. Ces deux américains révèlés grace au talentueux Mr Patton. Un flow prenant sur des arrangements intimistes et sombres. Loin, très loin du rap conventionnel où les grosses cylindrées se mêlent au strings. Dalëk impose son style, lourd et oppressant sublimé par des rythmes atmosphériques et une voix habitées constamment sur la corde raide. Malheureusement le plaisir est gaché et la gêne se sent pour le groupe qui insufler le respect.

Bonne surprise à suivre avec le folk psychédélique de Yeasayer. Mélange d’harmonie vocale et de rythmiques entêtantes les quatres membres originaires de brooklyn surprennent et séduisent à la fois. Remplis d’originalité et d’inventivité donnant à l’ensemble un concert des plus réjouissant.

19 heures 40, pour ma part l’un des groupe que j’attendais le plus, ce week-end, les talentueux japonnais d’ Envy. Fukagawa au chant alterne les poussées mélodiques saignantes aux hurlements déstabilisant. Un concert sensible au delà des frontières du temps, un voyage profond et émotionnelement chargé. Alternant post rock mélancolique au screamo plus incisif avec des titres issus du merveilleux ’Insomniac Doze’ sorti en 2006. Envy est à ce jour l’un des meilleurs groupes dans sa catégorie et voir même au delà ! ’Abyssal’ dernier album en date est à découvrir d’urgence en attendant leur prochain passage en France !

Difficile de sortir indemne d’un moment comme il vient de se passer, surtout que le changement est radical avec l’une des révélations française de ces derières années mademoiselle : Camille. Tout d’orange vêtue et accompagnée de nombreux choriste c’est un univers musicale hors normes qui s’offrenrt au festivaliers du R.D.T.S.E. Un spectacle fait de voix et de rythmiques originales servit par le corps et le coeur, une approche dépouillée de la musiques où les racines de différents courant musicaux se retrouvent au milieu d’une femme pétillante et bondissante. Un spectacle pour les oreilles et les yeux qui plait autant aux enfants, qu’aux plus vieux.

Désagrable dilemme deux groupes aussi bon l’un que l’autre, officient en même temps. D’un côté scène B, Les planants belges de Girls in hawaii que l’on retrouvent à chaque fois avec grand plaisir et de l’autre le pop folk lumineux de Patrick Watson. Contraint de ne pas profiter jusqu’au bout du très bon set de girls in hawaii qui ressortent avec force et brio les titres qui ont fais leur succès comme’found is the ground’ sur leur premier album ’From here to there’. Belle imagerie pop douce et délicate néanmoins bien tonique même les titres de Plan your escape, au passage un très bon album, prennent un ampleur plus dynamique et rentre-dedans sur scène.

Le canadien Patrick Watson donne également un très bon concert, des sonorités pop folk à la Nick Drake ou Colin Blunstone, aussi bien douces que vivifiante, des compositions piano/voix lêchées comme sur ’The great escape’ magnifiquement intérprétée. Deux véritables bon concerts pas si éloigné que celà, dans son ambiance et ces constuctions, dommage qu’il fut obligé de choisir l’un ou l’autre ou de ne pouvoir profiter pleinement du set de chacun !

Beaucoup plus d’ennui, face à la prestation en demi teinte de The Do , qui malgrès quelques morceaux efficaces lassent assez rapidement ! On as légèrement l’impression d’entendre à chaque fois le même morceau.

Rien à voir avec Ez3kiel qui quant à eux surprènent de part leur compositions électro post rock des plus apréciables. Une musique baignées d’une multitude d’influences du dub à l’électro en passant par des arrangements plus rock. Ce groupe français originaires de Tours est une véritable bombe autant musicale que visuelle, leurs vidéos font parties intégrante de leur musique, elles servent ensemble le même univers, parfois sombre et inquiétant, liées au son lourd et menaçant des guitares rageuses et d’une basse sans cesse en équilibre sur un fil extrêmement tendu. Quelques notes de Dub mais c’est plus vers le post rock que tends ce groupe sorti du tès bon label Jarring Effects, visuellement impréssionant musicalement impéccable avec des échanges de basse, batterie d’une réelle force lié à un mixage d’orchestration des plus subtils (cuivres, bois et instuments à vents).
Tout autre ambiance , mais des plus satisfaisante également avec les 5 musiciens d’Oxford Foals , emmené par Yannis Philippakis au jeu rythmique impréssionnant de technicité, c’est entrainant en diable et furieusement efficace. Leur premier album ’Antidotes’ dont le succès naissant est amplement mérités prens sa véritable valeur sur scène. Un peu de punk un peu d’electro, se rapprochant plus de TV on the radio que de Franz ferdinand, Foals offre un autre sens au rock dit ’dansant’ ou ’disco-rock’. Certes, jean slim et T.shirt à rayures sont de la partie. Mais c’est plus du côté musicale qu’il faut voir un changement des rythmes saccadés et des riffs de guitares entêtantes voir enivrante. Pas si éloigné de formation tels que Fugazi ou Liars par leur superpositions de rythmes et d’arrangements avec des textes plus mélancoliques que véritablement dansant, même si certains se laissent emporter par cette fougue commuinicative.

Fin de soirée approchent et les surprises se font plus rares. Gossip malgès quelques efforts s’enlisent dans des morceaux pas réelement dynamique un peu de déception et petite baisse de régime pour ce trio rock/soul généralement plus éléctrique que là ! Les ayant vu en salle il y à peu je m’attendais à revivre un bon moment, ça n’a pas été le cas, dommage !

La surprise de la programmation n’en était pas réélement une puisque tout le monde avis deviner et passer le mot que le groupe ’Wizz’ était I am from barcelona. C’est assez marrant et agréable visuellement tout ces feux d’artifices de confetis et de gros ballons gonflables dans les airs. Un ésprit de fête fin de soirée et de festival plaisant, mais musicalement rien de très grandiose voir même plutot cacophonique. Un anniversaire qui s’achèvent en fanfare !

Grosse déception concernant cette édition pas sur la programmation mais concernant l’organisation. Une scène d’air guitare relativement bruyante qui parasitait la scène B en face. Deux jours où il était impossible d’écouter correctement les groupes qui se produisaient sur la papamobile, qui comparées aux années précédentes avait cette fois-ci, pratiquement autant de groupes que les deux grandes scènes réunis ! Impossible de profiter entièrement d’un concert, trop de groupes à se chevaucher, alors que la programmation était tout à fait intéressante, impossible d’apprécier et de se faire une idée précise des concerts. Dommage pour la jolie petite intro de get well soon, les parties juste à voix de my brightest diamond ou toutes les chansons un peu aériennes... Puis dommage pour les groupes, calmes ou énergiques : c’était bien difficile de créer son ambiance dans de telles conditions !Certains gros festivals se permettent ce genre d’organisation (en général sur des sites plus grands) mais on ne leur reconnaît pas forcément une taille humaine, qualité souvent reconnue au RDTSE...

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