||||||||||||||| DOMINO PANDA |||||||||||||||

 

Autoprod’ (2006)

DD LE MALFRAT

Chansons hétérogènes

Avec un nom de scène aussi frappant, on pourrait presque s’attendre au hold-up musical de l’année genre braquage sonore à hauts décibels. Que ninni. En réalité il s’agit seulement d’un album de chansons poétiques qui frisent la chanson française. Rock en sourdine avec une voix très proche de Alain Bashung, ces chansons hétérogènes ne le sont pas tant que cela finalement. C’est au moins le reproche que l’on pourrait faire si ce n’est également une certaine monotonie qui s’installe. Usant d’une très large instrumentation lui permettant de jongler entre le rock et les sonorités des Balkans ou encore le reggae façon sauce blanche, Dd le Malfrat (André Drouet de son vrai nom) aime la chanson à texte qu’il revisite à sa manière même si tant de chanteurs ont déjà abusé de ce style cher aux années 80/90. Qu’importe, Dd a ce besoin de s’affirmer, de décrire ses maux avec des mots forts, profonds. Malheureusement, malgré la richesse des textes on finit par s’user un peu dans ce dédale de mélancolie et de prose acerbe. Même la (trop) riche production qui apporte ce son tout en reverbe et rappelle les premières productions de Goldman ("je pars") ne suffit pas à provoquer le déclic.
En somme voici un album réservé à un public qui apprécie le rock soumis aux restrictions polissées des radios. Un rock à la française très proche de l’esprit chansons de bal et autres réjouissances foraines. Pas de réelle surprise donc ni de franche déception. On se raccroche davantage aux textes enclins de spleen plus qu’à l’originalité musicale, c’est sympathique mais sans plus. Un peu comme le train qui passe, on le remarque et on l’oublie très vite. Rien de très entêtant ni d’agaçant non plus. Il n’y a guère que "la fluenta" hymne hispanique qui sache réellement se sortir du lot ou encore "voix sans issue" qui nous rappelle le chef d’oeuvre reggae incontournable de Gainsbourg. Encore une fois on nage dans le déjà vu...
Dans l’ensemble ce qui parait un peu gênant est ce côté un peu surproduit façon chanson française néo-réaliste avec ce son de batterie qui claque et tous les instruments qui se rejoignent dans un écho subaigu.
Ceux qui aiment le "rock’n clean" à savoir la chanson rock pour enfants de choeur, se verront certainement satisfaits par cet album. Quant aux autres ils ne tarderont pas à le classer dans la rubrique des chats écrasés considérant qu’un fait divers ne fait pas la classe d’un bon disque.

Lien web : www.labellemadouna.org

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