||||||||||||||| DOMINO PANDA |||||||||||||||

 

Autoprod’ (2006)

DAY ONE A PORNO

Emergency Calls

Pour vous présenter ce groupe, j’ai pas envie de me soumettre au jeu des classifications, pas envie de vous citer du new-machin, post-truc ou néo-cold-bidule ... non, ce serait bien trop réducteur, à mon sens. DOAP fait partie de ces inclassifiables, de par l’univers musical si particulier dans lequel il nous téléporte ... et c’est cette difficulté à être défini qui fait sans doute l’étoffe des groupes qui peuvent perdurer.Je ne vais pas entrer non plus dans le jeu des comparaisons hasardeuses (même flatteuses !) avec tel ou tel groupe mythique, car, si influences il y a, celles-ci ont été suffisamment intégrées, assimilées, au point de ne plus apparaître que comme suggérées, et non plus plagiées.Nous y voici donc, on the road again, à regarder défiler derrière nos yeux mi-clos ce paysage sombre et immuable, dans une atmosphère lourde, presque glaciale, sous un ciel bas si pesant.Décor planté ... clap ... action ...Ce qui déconcerte, dès les premières notes de cet opus, c’est le minimalisme apparent des morceaux présentés ... pas de fioritures, pas d’excès dans la composition, pas de grandes et nerveuses envolées électriques, non, rien de tout ça ... juste une douce instrumentation mise au service de l’efficacité du message.Puis l’idée de parfait équilibre vous vient ... tout est à sa place, et y reste. La mélodie empreinte de mélancolie, les guitares suintantes d’émotion, la voix plaintive, aucun de ces éléments ne prend jamais le pouvoir sur les autres, mais tout s’enchaîne parfaitement, en un savant dosage, une parfaite complétude, dans un ensemble planant sans jamais être plat.Et cette voix, venue d’on ne sait où, finit de vous transpercer l’âme ... une plainte plutôt qu’un chant, une résonance, l’expression d’une fragilité plus qu’humaine ... mais tellement en phase avec la musique que cela en devient oppressant.On parle bien de rock, oui, mais propre, mélodieux, pertinent. Et si froid, sombre, tourmenté.Un regret, pourtant, s’il en faut un : j’ai attendu le débordement sonore, espéré l’explosion rythmique, mais vainement ... Pas gagnée par l’ennui, non, mais rendue léthargique par overdose de ballades.Deux titres à vous conseiller vivement, parmi les sept que comporte cet album sorti en septembre 2005 : « Art of making-up », pour l’accroche rythmique et la qualité du jeu des guitares. « Taste the inside her », pour le côté noisy-électro et le travail vocal.J’aurais quelques scrupules à ne pas souligner la qualité de l’enregistrement et du mixage, ainsi que l’esthétisme de l’objet (la conception et le design de la pochette sont signés Ernesto Timor)...Clap de fin.

Lien web : www.myspace.com/dayoneaporno

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