||||||||||||||| DOMINO PANDA |||||||||||||||

 

Autoprod’ (2007)

CLEMENT

Metapop

Ce premier album de Clément sonne aussi énigmatique que le Mystère de la Chambre jaune. Sans aucun lien apparent si ce n’est le nombre incalculable d’interrogations frappantes qu’on ne parviendra certainement jamais à élucider. Quand les premières compositions nous dévoilent une guitare acoustique en tempo "sombrero" mêlé à un humour caustique dans la lignée de Miro on ne se prépare pas assez à la suite qui fait retomber tous nos espoirs. C’est vrai qu’après des débuts enflammés et prometteurs, la guitare pop folk teintée de groove des débuts vacille brusquement, les cordes semblent s’effriter dans un dédale de médiocrité, ricochet dans l’amer. Se transformant en clown boys-band pour minette en "mâle" de romantisme à l’eau de rose, Clément s’embarque dans une corrida lyrique genre chansons pour boy-scout assis le soir au coin du feu. Visiblement après une solide formation d’art dramatique et chant lyrique Clément nous embarque dans une démonstration vocale ("le 13ème mois"). Si la prouesse est honorable l’auteur semble pourtant passer à côté de quelque chose. En effet dérapant en milieu de parcours, ce disque n’est pas le genre qu’on apprécie de A à Z ; dans le cas présent on s’arrêterait plutôt à la la lettre D comme décevant.
Oui car l’humour un peu barré se métamorphose en machine à tubes pour les prochaines JMJ et même si on ne s’étrangle pas de rire en premier lieu, la pastille (ou l’hostie c’est au choix) devient très vite dure à avaler. Mais accordons le bénéfice du doute à cet auteur-compositeur car ses chansons semblent être interprétées dans le cadre d’un spectacle complet. Alors est-il nécessaire de préciser que peut-être les chansons perdent de leur efficacité sans leur côté visuel ? Va savoir.
On l’espère sincèrement tant on ne comprend pas de tels contrastes. Quand le swing d’un Django Reinhardt et la rythmique enflammée d’un George Michael nous entraînent dans une envie de bouger en se dandinant sur des parterres dansants ; "éphémère" nous rattrape ostensiblement dans ce répertoire indigeste de chansons insolites pour jeunes pisseuses fantasmant sur les histoires d’Arlequin. Voici donc la preuve qu’il ne faut pas mélanger une double activité. En effet Clément fut également soliste ténor au Festival de Musique Sacrée en 2006. Si le style de la chorale vient d’exploser dernièrement, il semble préférable de ne pas le mélanger avec la chanson à texte. "Chacun chez soi !" aurait-on presque envie de crier en tapant du poing sur la table. Car avec des textes aussi bien ficelés comme "la révolte des mous" ou encore "blonde" il aurait plus aisé que Clément ne sorte pas de ce style qui lui convient le plus, à savoir la chansonnette rigolote distrayante. Mais avec près de la moitié du répertoire qui donne la nausée on espère que la suite révélera cette fois-ci à 100% le talent de chansonnier de ce jeune auteur. Seul l’avenir nous le dira à moins que cette vulgaire faute de goût ne condamne Clément à se taire à jamais. Du gâchis car le potentiel est bien présent, même s’il en est encore à ses balbutiements visiblement mal exploités. Il n’est jamais trop tard pour bien faire... son propre jugement, dixit l’avocat du diable.

Lien web : www.clement-metapop.com

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