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Boeuf Ka rock 2008

Festival de Boeuf Ka Rock à Saint-germain sur moine (49)

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Pour sa huitième édition le festival, s’est déroulé pour la première fois en plein air et sur trois jours du 1er au 3 Aout 2008.Une édition qui n’a brillé ni par le temps ni par sa fréquentation. Avec l’espoir d’atteindre 4000 spectateurs par soir, les organisateurs n’auront receuillis que 5800 personnes au total ! Nombre d’explications sont avancées (la pluie,le choix de la date), la plus crédible est peut etre celle d’une programmation pas assez attractive et où il manquait peut être la curiosité qui fait déplacer les foules. Quoiqu’il en soit,l’affiche tenait plutôt debout à vous de juger.

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> > Vendredi
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La journée débute par Le groupe de psychobilly Tight fitting pants, un nom tout droit sorti de l’univers rock’n rollesque de John Waters(Cry Baby). Se qualifiant eux mêmes de porn & roll, ce groupe originaire du Choletais, revendique un véritable look et de véritables chansons, un mélange de provocation punk et d’humour cartoonesque. ’Love sucks’ dernier disque en date, confirme l’étendue du talent de ces quatres potes. Une contre-basse débridée (Tiju),une batterie ravageuse (Nanail), une ligne de guitare décoiffante (Gap) et une voix désopilante (Hentaimon) servant des textes clairement axés sur le sexe. Les T.F.P.réussissent, et ce malgrès un public légèrement amorphe, une belle prestation. plus habitués aux scènes étrangères avec des tournées en Allemagne Espagne et même Hollywood au ’Showdown festival’ où ils ont un réel succès, prouvent une fois de plus que le ’punk is not dead !’. Et ce n’est pas les parisiens d’ Uncommonmenfrommars qui me contrediront, se déchainant sur la grande scène, le groupe dynamise l’assemblée. A grand coup de blagues le chanteur/guitariste Ed Motor n’en n’oubli pas pour autant la qualité du set. De vrais punks,avec une énergie débordante, une rythmique impeccable servie par le jeu de guitare d’un Trint Eastwood en grande forme. Toujours aussi furieux et éfficaces, les quatres d’ Unco donnent un concert fievreux et enivrant, à l’image de leur dernier EP ’Longer than an Ep shorter than an album’ un pur instant condensé de folie et d’humour.

Sur la petite scène le duo nancéen Double Nelson investit l’espace. En une 20 années d’éxistence et 6 albums au compteur, ce groupe a toujours su rester original. Une musique hybride aux rythmes destructurés. Ce groupe composé d’un batteur et d’une guitariste trafiquant les arrangements, des compositions faites de déflagrations sonores atypiques, liées aux boucles d’une basse entêtante. Ce groupe ne ressemble à aucun autre et c’est tant mieux ! Leur dernier disque, mis en avant aujourd’hui, en est le parfait exemple. Une musique qui ne laisse personne indiférent ! On aime ou pas, mais c’est une musique sans limite sans concessions, un peu bizarre et assez déroutante, toujours surprenante ! Ils n’auront malheureusement convaincu qu’une faible partie du public déjà peu nombreux. Les quelques curieux qui sont rentrés dans leur univers ne s’en remettront pas de si tôt !

Début de soirée, l’affluence est beaucoup plus importante pour venir applaudir les Tambours du Bronx ce groupe de percussion urbaines est impressionant par sa technicité. 17 musiciens envahissent l’espace, les fûts sont martyrisés entrainés par des sonorités éléctroniques et quelques morceaux ou une voix rauque et sauvage s’impose face à la force de frappe des percussionistes. Un show agréable à voir mais qui a néanmoins ses limites musicalement et laisse place à une certaines lassitude et un léger mal de crane !

Au tour des 5 Lyonnais d’ High tone de prendre d’assaut le festival. Grace à l’imposante batterie, maniée de main de maître, par l’agile baguette de Dominique Peter alias ’Selekta Dino’ en millieu de scène. Célèbrant un électro dub inventif, par des créations sonores variées, mélange subtil de sonorités reggae, de drum’n bass et de Hip Hop le tout sous des impulsions empreintent de rock. Les rythmes de batterie se plaquent aux arrangements mixés par Dj Twelves aux samples et aux platines et offrent à l’ensemble une imagerie magique et surprenante. Aidés par des effets visuels, faits de projections de vidéos et jeux de lumières impressionantes, qui font du concert un spectacle euphorisant et enivrant, et transportent les festivaliers qui se laissent envahir dans des danses tribales. Un réel plaisir pour les oreilles et les yeux.

Changement de scène et nouvelle ambiance où le rock s’allie au ska grâce à l’interprétation sur-dynamitée du groupe Kiemsa. Une fièvre musicale enjouée et plutôt satisfaisante, même en n’étant pas vraiment un adepte des fanfaronnades, on est happé par cette énergie que l’ensemble trompettes/trombone apportent aux chansons. Un brin d’humour et beaucoup de dérision, kiemsa envoit la sauce, piquante. Elle pimente la soirée et désinhibe les plus statiques. Du ska axés punk où la basse en impose autant par le jeu que par le style du bassiste (carrure de boxer à crète). Ces gars là, ont l’art et la manière de faire danser les foules.

1 heures 30, dernier groupe à se produire sur scène Punish Yourself clôture cette soirée dans un univers coloré et suréaliste. Corps peints, fluorescents, lumières sombres. Les membres de cette formation techno-punk de Toulouse, en mettent plein la vue. A mi chemin entre Ministry et les Béruriers noirs sauce techno, ils s’accaparent l’espace avec des morceaux parfois violents, parfois bruyants mais toujours parfaitement construits. Leur set tient parfaitement la route. ’Cult movie’ leur dernier album en date est à l’honneur sans pour autant qu’ils négligent certains titres de ’Gone baby gore’ ou ’Sexplosive Locomotive’. Accompagné sur scène de la troublante Klodia, qui offre par ses danses endiablées et sexy, un show allucinant et explosif. Effets pyrotechniques (la meuleuse sur le corps ! géniale !), tenue S.M et jets de neige carbonique pour le final. On est happé par cette ambiance cyber/indus tout droit sortie d’un comics déjanté et on reste attiré par des compositions pêchues et éfficaces.Un spectacle musical et théatrale de bonne facture !

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> > Samedi
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Absent ce samedi sur le festival du Boeuf Ka rock, je ne parlerai pas des concerts. Quelques mots concernant la programmation avec hellscrack groupe d’indus’ en provenance de Nevers ,les américains de Fishbone et leur ska, funk. Le groupe d’électro-rock nantais La Phaze qui après une tournée internationale, posait leur son pour leur dernière date de l’été. Et enfin Lofofora (metal) et Dj Zebra pour terminer en dansant sur des bootlegs à consonnances rock.

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> > Dimanche
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De retour sur Saint Germain syr Moine dans le Maine et Loire, pour la dernière journée d’un festival qui aura, tout le week-end souffert d’une faible manque un mot, surement : fréquentation. Bunkum qui offre un harcore plutot de bonne qualité et Rude boy system pour commencer. Mais c’est avec les Washington Dead Cats que la journée se met véritablement en place. Pour ne pas être désobligeant je me passerai de commantaires, sur le groupe ska festif pour bal populaire, précedement cité. Il est 18 heures passé quand les parisiens déboulent sur scène, emmenés par le chanteur survolté Mat Firehair, les W.D.C. tentent tant bien que mal de faire monter la température. Rempli d’humour et d’énergie Mat et ses chats crevés donnent un concert rock’n rollesque, sorte d’ Elvis Presley sous exsta, les morceaux s’enchaînent avec des classiques comme l’excellent ’Voodoo island’ et ses parties de cuivres endiablées, les titres ’Pizza attack’ et ’Surf & destroy’ offrent une bonne dose de psychobilly tonique. Incontrolable et furieusement éxité Mat se la joue strip tease et enfin la foule s’enflamme et se laisse porter par cet explosif groupe qui fête cette année ses 20 ans de carrière.

A suivre Percubaba n’apporte un intêret qu’à ceux dont le reggae/ ska sauce variétés peut intérésser.Avant la tombée de la nuit Zenzile entre en piste. Des parties de saxophone impressionnante d’Erik Servet, qui joue également au coté du contrebassiste de LoJo dans le très bon groupe free jazz ’Sweetback’. Montée en puissance nottament sur l’envoutant ’Still can’t sleep’ ou encore ’All day breakfast’ et ses riffs de guitare rock percutant, on a également droit au très bon ’reflection toujours issus du dernier album de zenzile ’Living in monochrome’. ou le groupe se paie le privilège d’un featuring de Tricky. On est pas loin de celui ci avec ce quintette Angevin, mais aussi de Massive Attack ou Thievery corporation des débuts. Les morceaux chanté par Jamika Ajalon donne une touche soul, funk des plus agréable. Sa voix est parfaitement en accord avec la musique du groupe qui prend un virage plus rock que dub, comme l’une de leur réference (dont ils ne sont pas très éloigné)avec l’excellent trio américain de Dub Trio dont le bassiste porte le T.shirt. Zenzile donne une fois de plus un concert de bonne facture, un son impéccable et des arrangements dépouillés font de celui ci un des très bon moment du festival !

Changement radical d’ambiance et d’univers. On passe du trip hop au pur son Rock’n roll avec le groupe américain Nashville Pussy. Blaine Cartwright au chant et à la guitare envoi ses chansons virant au blues avec une puissance hard rock des plus apréciable ! Un jeu scène mis en valeur grâce au deux femmes du groupes Ruyters Suys à la guitare et Karen Cuda à la basse qui éléctrisent et séduisent les festivaliers par leur charme ravageur. Provocant également dans les textes Nashville pussy se moque des limites et les transgresse allègrement, sexe alcool et rock’n roll son les maîtres mots de ce quartet. Un concert sulfureux et furieusement éfficace où l’on as le droit aux nouveaux morceaux de leur prochain album à sortir début 2009 ’From hell to Texas’. Ainsi qu’une reprise faite comme un hommage à une des légendes du hard rock ’Rose Tatoo’. Le concert se termine comme il avait commencer, avec Ruyters tout en energie folle qui démémbre sa guitare en la chevauchant dans une dernière étreinte. Malgres l’énergie du set le public reste mou et les acclamations se font timide il n’y auras pas de rappel et c’est bien dommage ! C’est ainsi que se fini la soirée et le festival en tout cas pour moi, puisque Mass Hysteria sévit sur la grande scène quand mes pas me poussent vers la sortie !

Photos © Christophe Jolier 2008

http://www.myspace.com/aga49

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