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André Drouet - Soir de pleine lune (et la chatte qui va faire des petits !...)

A.DROUET - Soir de pleine lune

Soir de pleine lune
(et la chatte qui va faire des petits !...)


(André Drouet)



Soir de pleine lune pointue en plein coeur, en moi. Lune grosse comme ça, justement ronde, pourtant... Les yeux fermés sur les dunes du sablier des marées, on sent l’odeur de l’amer. Et je m’en vestibulle de savon de ce qui rage & palpite ; j’attends le vent mauvais, bougre et rieur.
Le son désert comme un mirage, long et rapide, aigle puzzlenote, dégringole l’acoustique en spasmes d’énergie musicale. En proie, c’est une image, au désoeuvrement, j’me balance entre les oreilles de ma chaine Hiphie, comme un éléphant italien dansant sur un de ces affreux Rythm’and White Variety des années 4 E 20. Le tout : Hiphie la chaine, ses oreilles et le désoeuvrement donne à mon visage l’aspect d’un papillon de nuit alcoolique. Mais, sobre de jour, je balance tout par la fenêtre dès que le soleil se lève pour les voisins d’à côté qui revendent par petites annonces. Je n’ai jamais compris d’ailleurs, comment ils faisaient, sans être d’ici, pour s’y démerder... Et d’aucuns renacleront à vanter les mérites de l’intégration par le fer de lance de l’esprit d’initiative français : le syteme D... incohérent, isn’t it ?

Quant à mes propres perceptions auditives, mes oreilles d’oréyéyé, elles jouissent dans leurs cellules cervicales, imbibées à zéro degré d’ivresse, vous situez ?!.
C’est là qu’exerce le réflexe physique, ou mâle bandaison : Echantillon de communication du miroir humain qui confond le plaisir, le corps ; et pour les tarifs de groupe uniquement, le plaisir du corps avec l’idée qu’on peut s’en faire. Personnellement, je m’en fais pour ce dont je parlais précipite-à-vent...

A bon entendeur, saluez le rendement voulu ! Entendu que seuls de rares regards
sur soi-même soulignent cette honnêteté toute juvénile. Et cela m’arrange, comme
tout le monde...
Elles commencent aussi à cette température, dépouillées et nues, à se les geler mes oreilles... Je vais boire quelque chose et cette bananité sensorielle me pousse avec tout le temps qu’il faut, à éplucher l’attente de me les réchauffer au moyen d’un chauffage approprié, électro-liquide, et de plus, de bonne qualité : Wissshhky pleaaassse !

Je m’engouffre à la Mine d’Or où la faune bigarrée est armée de pelles & de pioches pour pouvoir plus aisement pratiquer l’ouverture forcée des portes, les éjections se faisant par wagonnet à roulette lorsque le quidam est aussi plein que son lardfeuille est vide.

Lesmots, laisse parfois sa veste comme ses virginités toujours renouvellées, (il est poète), en arrivant au vestiaire où le sourire d’hôtesse de d’ssous terre de la boite de nuit l’accueille avec, dans le coin des lèvres, la salive du grand méchant loup. Il demande l’oeil dans l’oreille & le menton dans les narines, le tarif : " Deux mille francs " lui dit Jeanne, car elle ne s’appelle pas autrement…

Et "dix francs pour le vestiaire". Mais ça c’est moi qui le dis, pour ne pas perdre le fil de l’histoire !

J’aime, à marée haute, ce petit bruit imperceptible des vagues contre la falaise du lecteur. Erosion caractéristique des sens mis en alerte...

Tout cela juste avant que Lesmots ne m’offre un autre wishky à faux-cul. Je dis, autre, parce que je m’en offre aussi, et, faux-cul, pour Lesmots car c’est un hypocrite ; le verre respectant scrupuleusement la quantité réglementaire…
Et puis merde, le silence de mon ressentiment est déjà acheté. Par vice, à cause d’une feignante expérience de la vie et grâce aussi à la vitesse d’enchainement de sa voix cassée. Forcement, depuis toute à l’heure il ne s’exprime qu’en verres ! Heureusement il est toujours accompagné d’une groupie ramasseuse de débris. (Connectez vous : 3615 SOS Vieux Débris, 54F/mm)

H.F
La voix de Lesmots plane sur la scène des habitués au-dessus du monument aux morts élevé à la gloriole des piliers de bar : - le limonadier reconnaissant -. Et prononce cette phrase en cravate-d’effet vestimentaire qui n’est pas celle-ci, mais celle là : Avez vous des cigares au frigidaire ?!. Cette tonalité, arrière petite fille du ton qu’il eut fallu employer, résonne dans ma tête comme un lapsus de fier connaisseur égoistement retranché derrière sa personnalité réduite à une solitude de chiot... Une vie de papier cul, douce et rose !.

Même genre de conneries qui me poussent à écrire celles que vous lisez en même temps que moi... Ce qui réhausse nettement l’intéractive créativité de ce texte ! J’ai comme une sorte de tremblement intuitif, une angoisse intérieure ; et il n’en faut pas plus pour que cette prosodie devienne un roman noir au coeur d’un déboire amoureux. Résultat attendu, ou simple valse des mots ?

Car j’aimais Jeanne. Ce qui fait, et on se demande bien pourquoi si vos comptes sont exacts, que je l’aurais volontiers buter... Comme ça vous ne saurez pas qui !... Jeanne, le déboire, Lesmot ?

Je ne suis pressé, seulement à contre-temps de l’espace nécessaire à la suspense-décoction, de continuer à vous plonger dans cette histoire noire de série ; les modèles de compétition étant rouge, & n’ayant aucune raison de vous faire ressentir plus avant le noir et blanc du tragique.Somme toute, ce n’est qu’un épisode épidermique passager et je ne fais que recopier l’intrigue signée par une araignée évadée d’un asile psychiatrique.

G.B
Elle va de cortex-plafond en fond de cortex plat, sauf dans ses moments d’euphorie où je l’héberge au bar, à droite de la bouteille de whiskey.

J’aime Jeanne, le déboire est armé, et Lesmot, même s’il l’a acheté, ne se l’ai pas encore payée... Je vous plante là, sans vous arrosez, et pendant que vous cherchez qui sera la victime, moi je file en cavale-d’os et moelle épépinière de mes vides origines... Bref, j’ai soif ! " Hé ho Sam, t’entends ce que je dis ?! "

Sam c’est le barman. Mais c’est fait exprès, c’est une fille libérée, qui bosse quoi ! Belle illustration des nouveaux horizons de la déjante féminine, à travers le monde du travail et ses chambres à air déodorisées.

En fait, elle éxécute en sous-marin des enquêtes pour la ligue anti-alcoolique et de la bouteille réunit dans un même verre. Et cela lui permet de trinquer régulièrement à notre foi-e !...

_" Sam !
_ Fais pas chiez, t’es dèjà completement bourré !
_ Hum..."

Sincèrement, peut on adjectiver aux mots, un attribut, sans en renverser le sens ?

_ "Et merde, mon verre !
_ Parce qu’il faut que j’éponge en plus, t’es vraiment un gros dégueulasse !"

La distorsion commence à deux, comme on a pu le voir à la lumière de ce dialogue hippique. Dixit l’inéna- rable Léon Citron.

Ah, heureusement que j’aime les femmes qui m’attirent physiquement, amant de leurs neurones entrailles. Toutes ces écritures atteignent leurs limites avec vous, vigilants lecteurs attentionés.

Ainsi, les mots, dix degrés d’alcool plus tard, seront verbalement définitifs si je vous les-crie dans le creux de l’oreille ou si je vous laisse le loisir de terminer cette aventure buccalique après avoir retourné ma veste. Cette drapure de soi-e indispensable aux autres et pourtant si inutiles à mes testicules de vie...

Lesmots m’a vendu. Le déboire n’est plus armé, son arme occupe mon coeur ; et Jeanne saura pour toujours combien je ne paierais jamais pour l’avoir toute à moi.

Je m’ai tuer, l’enquête conclura à une banale erreur grammaticale qui se serait retournée contre son auteur…
Rassurez vous le crime passionnel existe toujours : Je suis un criminel passionnel, un passionné incriminé. La passion, zizibas, est un crime ; et le crime dans ce cas, une passion ?

Je suis dans la con-clu-sion, con-clu-sion, conclusion con.
Ca vous interesse qu’elle soit en réunion ?
Votre nom s’il vous plaît, vous avez les oignons ?
Non, alors... C’est la prison !

Trés chère, il ne nous reste que les oignons pour pleurer !.

Texte : André Drouet
Peintures : Hervé Fogeron & Guy Baudinat
Photo : Chloé

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