||||||||||||||| DOMINO PANDA |||||||||||||||

 

AMELIE

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Attention talent. Amélie, un prénom qu’on risque d’entendre en écho ces prochaines semaines. Jeune femme aussi spontanée que naturelle, cette toute nouvelle auteur-compositeur-interprète sort prochainement son premier album aussi bouleversant que palpitant. Artiste complète, humble et attachante, notre folk-singer va créer un mini-séisme avec ce disque taillé comme un diamant. Rencontre.


Mz : Ton album "The Real Nature of the Fantastic Ice Cream Car" sort le 16 juillet. Comment ton premier maxi "From The Burning Tree to the Monster Mountain" a-t-il été accueilli ?

Amélie : Ce maxi c’est une drôle d’histoire. On l’a enregistré dans un appartement à Bordeaux (avec Jon Smith, ndlr). Au départ je ne cherchais pas de label, je ne pensais pas pas que ça interresserait un label. On l’a fait pour déconner, je voulais juste le faire écouter à ma mère puisqu’elle habitait à Lille et moi à Bordeaux (rires). Quand je suis rentré à Lille, je l’ai envoyé à cinq médias sur conseil de Jon (Smith). Je n’attendais rien en retour et finalement les cinq ont répondu en faisant une chronique dythirambique. Je montrais ça à mes amis, c’était marrant dont Cyrz qui fait de la chanson française et qui est un vieux copain. L’an dernier il m’ a invité avec un pass backstage à son concert à l’Européen. Sur moi j’avais 3-4 disques que j’ai donné autour de moi dont un à Bob du label Boxson. Dès le lendemain j’ai reçu un mail de Boxson qui voulait à tout prix me revoir et un autre mail de Beauvalais qui me disait qu’il parlerait de moi dans les Inrocks. A ce moment là j’ai senti le truc un peu m’échapper (rires). Puis il y a eu un petit buzz autour de Myspace ou j’étais en page d’accueil puis le festival de Dour et enfin la tournée avec Mickey. Tout ça avec le EP.

Mz : Avant ce premier maxi, as-tu collaboré avec d’autres groupes ou est-ce ton premier contact avec la musique ?

Amélie : Après mon bac, j’ai fait des études de communication et tous mes stages étaient en lien avec la musique : salles de concert, tourneurs, théâtres... J’ai même fait une association pour organiser des concerts à Bordeaux, j’ai fait un label aussi. J’ai toujours été dans la musique mais de l’autre côté de la barrière parce que je me sentais pas musicienne. J’ai bien eu un groupe avec qui on reprenait les Pixies. Tu sais le genre de truc que tu fais au lycée avec tes potes pour déconner (rires).

Mz : Tu as tourné avec Mickey qui fait partie de la nouvelle scène française. Ton album semble être justement un contre-pied à cette scène...

Amélie : Justement j’ai été très surprise de me retrouver dans cette tournée aux côtés de Mickey et Cyrz car je n’écoute pas de chanson française et ça ne m’inspire pas. Mickey je l’écoutais quand j’avais 16-17 ans (rires), c’était quand même génial de jouer avec lui car c’était une vraie tournée, on jouait tous les jours dans des grandes salles ou il y avait du monde et puis Mickey c’est un personnage interressant. J’avais un peu peur au début de la réaction du public qui écoute Mickey, Delerm ou Les Tetes Raides car je suis une inconnue qui chante en anglais et finalement j’ai été agréablement surprise par ce public qui est plus ouvert que ce que je pensais.

Mz : Justement quelles sont tes influences ?

Amélie : J’ai pris une grosse claque avec Johanna Newsom. Son dernier album a été mon album de l’année 2006, 5 morceaux pour 55 minutes c’est énorme mais tu t’ennuies jamais. C’est une vraie conteuse et c’est ce que j’aime dans la musique, les gens qui racontent des histoires, qui t’emmènent dans des univers. Björk est evidemment aussi une grosse influence, je l’admire pour ce qu’elle fait. Bright Eyes que j’aime beaucoup pour le côté visuel, toujours sur la tengeante, sur le fil. J’adore Herman Dune, hyper inventif.

Mz : Auteur-compositeur-interprète, n’est-ce pas une pression supplémentaire de tout gérer pour un premier album ?

Amélie : Non car finalement j’assume tout. Si j’avais laissé quelqu’un d’autre écrire les paroles j’aurais eu beaucoup plus de mal à le défendre je pense. Car là c’est un disque très personnel, du coup j’ai encore plus la hargne pour le défendre. Ce que je raconte dans mes chansons est lié à ma vie. A l’heure actuelle je n’arriverais pas non plus à composer pour d’autres gens. On me l’a déjà demandé et j’ai refusé. On m’a egalement proposé des textes que j’ai refusé car ce n’est pas moi. Ca ne fait pas dix ans que je lutte pour faire ce métier donc si ça marche comme ça tant mieux. On m’avait proposé aussi de chanter en français et là aussi j’ai refusé. J’avais un travail avant donc si ça ne marche pas comme je veux et bien je remballe (rires) et je reprends ce boulot.


Mz : Chantant en anglais, as-tu déjà eu l’occasion de jouer à l’étranger ?

Amélie : J’ai joué en Belgique et au Luxembourg. J’aimerais beaucoup joué en Angleterre, en Allemagne et aux Etats-Unis. Il y a quelques pistes mais rien de concret encore.

Mz : Une tournée prévue cet été ? Les festivals par exemple ?

Amélie : Cet été non rien de prévu. Je fais seulement le festival "Les vaches au gallo" en Bretagne. A la rentrée par contre je vais tourner avec un musicien. Jusqu’à présent je jouais seule sur scène pendant une demie-heure, donc ça c’était cool. Mais à la rentrée je vais jouer une heure donc si je suis toute seule ça va être long pour le public (rires). Je serai donc accompagné d’une personne qui jouera plusieurs instruments mais je ne sais pas encore qui sera cette personne.

Mz : Comment se passera cette tournée ? Penses-tu rester fidèle à l’album ou alors en faire une interprétation différente ?

Amélie : L’album est hyper arrangé. Je pense qu’à deux on n’arrivera pas à reproduire les morceaux comme sur l’album mais on cherchera à reproduire l’ambiance. Je suis une grande fan de Tim Burton, j’adore cet univers très enfantin, ludique, un peu malsain, lugubre. J’aimerais pouvoir recréer cette ambiance, un peu inquiétante, une vraie atmosphère avec des lumières.

Mz : Ne crainds-tu pas justement en ayant joué dans des grandes salles aux côtés de Mickey d’avoir perdu ce côté intimiste très présent sur ton album ?

Amélie : Un disque et un live sont deux choses très différentes. Un disque tu y passes beaucoup de temps, tu bosses avec plusieurs personnes alors que le live c’est de l’energie brute, c’est de l’émotion avec la réaction du public. Et puis au moment de la tournée le disque n’était pas encore sorti donc le public ne pouvait pas être déçu de ne pas avoir entendu les violons et le piano et très peu de gens avaient entendu le Ep car ils venaient majoritairement pour Mickey.

Mz : Ton album fourmille d’arrangements. Serais-tu perfectionniste ?

Amélie : Non c’est pas moi qui suis perfectionniste (rires). J’ai enregistré le disque avec Thomas Mery un parisien qui joue du folk intimiste mélancolique et sombre. On s’est rencontré en septembre et c’est lui le perfectionniste (rires). On a passé des heures et des heures à écouter des sons de batterie par exemple. Moi je fais plus dans la spontanéité alors que lui est un grand perfectionniste prêt à travailler des nuits entières.

Mz : Avant la rencontre avec Boxson comment faisais-tu pour diffuser ta musique ?

Amélie : Par internet. Myspace m’a beaucoup apporté. J’ai vendu mes premiers albums, environ une centaine grâce à ce site. Je me souviens je faisais moi-même les photocopies des pochettes (rires). J’ai eu aussi des plans concerts j’ai été aussi en contact avec des artistes américains. J’aime beaucoup ce contact direct avec myspace. En fait je n’ai pas du tout la star-attitude (rires).

Liens Web :
www.fantasticicecreamcar.com
www.boxson-prod.com
Photos : Magali_Boyer

Un grand merci à Anne-Sophie (label Boxson) et Amélie

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