||||||||||||||| DOMINO PANDA |||||||||||||||

 

AKIRA and the Airborne Particles

De qui accepteriez-vous de faire la première partie ?

Il faut que je précise tout d’abord que le live n’est pas une réelle priorité pour moi dans ce projet, en tout cas pour l’instant. J’ai cherché à dissocier au maximum le studio de la scène, pour avoir la plus grande liberté dans la compo, la production et l’enregistrement, et aussi parce qu’après pas mal d’années à tourner, j’étais vraiment fatigué de la scène. Je ne me pose plus la question de la faisabilité de mes compos en live, ni même de la nécessité de se produire devant des gens... C’est désormais à l’envie que je gère tout cela...
Mais dans l’absolu ça me ferait plaisir d’ouvrir pour tout un tas de gens différents... des gens qui m’inspirent, que ce soit au niveau international John Frusciante ou Radiohead, ou au niveau national Nosfell, Noir Désir, The Do... il y en aurait plein d’autres à citer, en fait, vue que c’est de l’ordre du fantasme...

Qui inviteriez-vous pour votre première partie ?

Si j’étais un jour en position de “donner la chance“ à des groupes via des premières parties, je proposerais sans doute à Dona Confuse, un groupe indie rock-electro de Toulouse qui est un des meilleurs groupes français à mes yeux, en plus d’être des personnes en or humainement (www.donaconfuse.com). Symboliquement, je penserais également à Agora Fidelio, mon ancien groupe, dont j’adore toujours la musique et dont je reste proche des membres (www.agorafidelio.com), et enfin The Second Line, projet solo de mon ami Baptiste B., avec qui je jouais dans Seaside, et qui tient aujourd’hui le Bedrum Studio où j’ai masterisé mon album (www.myspace.com/thesecondlinemusic)

Vous pratiquez une musique plutôt minimaliste, pourtant vous portez le nom d’un personnage violent et destructeur : faut-il y voir l’aveu d’un paradoxe ?

C’est intéressant ça ! Je n’avais pas fait le rapprochement entre l’origine de mon pseudo (qui vient effectivement de la BD de Katsuhiro Otomo, mais également en hommage au mangaka Akira Toriyama en fait) et le style développé dans ma musique... Disons qu’aujourd’hui, ce pseudonyme me colle bien à la peau, beaucoup de mes proches m’appellent ainsi, si bien que je ne l’assimile plus au personnage du manga (qui n’est pas si “négatif“ que tu le décris tout de même !), mais à moi même directement... Mais en terme de paradoxe, il n’est pas faux de soulever celui qui fait que je me montre sous un jour beaucoup plus fragile à travers ce projet que ce que je montre de moi dans la vie quotidienne... ce projet me permet de faire le lien entre différentes facettes de ma personnalité peut être... d’en calmer certaines et d’en assumer d’autres... c’est une expérience enrichissante, même si elle est parfois douloureuse.

Quel rapport entretenez-vous avec vos influences ?

Un rapport très respectueux... Dans le premier album que j’ai enregistré (“Une Histoire de Chair“ d’Agora Fidelio en 2002), je remerciais les bassistes qui m’avaient influencés dans la construction de mon jeu, de mon approche de l’instrument et de la musique. Encore aujourd’hui j’écoute les lignes de Flea, de Mc Cartney, de Mike Watt, d’Eric Avery ou de Martyn Le Noble avec la même admiration. J’ai toujours essayé de “référencer“ mon travail artistique, en cherchant à coller au plus près possible l’émotion que je ressentais sur un morceau de mes groupes à celle que j’avais pu ressentir auparavant à l’écoute d’une chanson des mes idoles. Au delà des notes et de la technique, c’est l’approche globale et émotionnelle qui m’intéressaient. Au final ça m’a permis de digérer mes influences et de leur rendre hommage sans que cela ne soit trop marqué.
Aujourd’hui le panel de mes influences est plus large, et comprends notamment John Frusciante, Radiohead ou Cliff Martinez, entre autres, auxquels je rends hommage sur “True Love Waits“ de façon plus ouverte qu’à mon habitude, en m’inspirant plus directement de leur travail dans la composition. Cela s’est fait cependant de façon assez spontanée, car la phase de compo de cet album s’est plutôt faite dans l’improvisation, donc mes influences et les gimmicks que j’ai pu leur prendre remontent plus facilement dans ce genre d’instants...
Je suis très content des chansons de cet album, qui représentent bien les différents styles et / ou artistes que j’affectionne (je pourrais citer avec précision toutes les “références“ que j’ai faites dans les chansons, qui ne s’entendent pas forcément, mais qui me font plaisir), tout en restant assez personnelles et cohérentes, semble-t-il. C’est un peu l’album que je rêvais de faire depuis des années, sans jamais avoir réussi à faire autre chose qu’emmagasiner les influences jusqu’à enfin les digérer pour les ressortir au moment opportun.

Comment faut-il comprendre le dernier titre de votre album : The begining of the end ?

Aussi puéril et insipide que cela puisse paraître, et au risque d’en décevoir certains, “True Love Waits“ est une sorte de concept-album sur une rupture difficile... A la base il n’y avait qu’une collection de chansons composées pour extérioriser des choses que j’avais de plus en plus de mal à porter à la suite d’une séparation. Pas de projet d’album ni même de diffusion de ça. C’est pourquoi le sujet est aussi personnel, voire égoïste.

A partir de là, “The beginning of the end“ est à prendre comme le seul morceau “positif“ dans le sens où il exprime un sentiment de lâcher prise face à tout ça, de relativité des choses, de recul... C’est un ami qui m’a dit que même si j’avais envie de parler de notre rupture avec la personne qui m’a quitté, pour mieux la comprendre, je n’étais pas prêt à le faire. Et que le jour où je serais émotionnellement apte à ça, je n’en aurais plus besoin, car j’aurais tourné la page comme en témoignerais mon bien être, et elle sera loin. C’est pourquoi j’ai voulu mettre cette chanson en fin d’album, pour rendre cette expérience positive et pleine d’espoir... qu’elle soit ainsi pour moi le début de la fin d’un calvaire émotionnel, la petite lueur vers le bout du tunnel.

Le design de la pochette est très travaillé : on y distingue deux hirondelles et la branche d’un cerisier sur un fond rouge sang. Expliquez-nous le sens de cette démarche esthétique.

L’esthétique zen m’attirait, pour renouer avec les origines de mon pseudo notamment, mais aussi parce qu’à ce moment là, je me suis tourné plus vers l’Orient pour me sentir mieux (yoga, méditation, approche du bouddhisme, etc...). Dans les cultures orientales, l’hirondelle est un symbole de renaissance. Je voulais ainsi me donner la force de renaître de la douleureuse expérience qui m’avait conduit à composer cet album. Pour la couleur, le pourpre n’a pas été choisi par rapport à la couleur du sang, en tout cas pas consciemment. C’est plutôt le côté “classe“ de cette couleur qui m’a attiré (couleur des tuniques des empereurs romains, etc... quelque chose de riche, pour offrir un écrin précieux à mon premier album !)

Pourquoi le vrai amour devrait-il attendre ? (ndlr : True love waits, Akashic Records, 2008)

“True Love Waits” est la phrase qui définit les différents états par lesquels je suis passé suite à ce déboire sentimental et pendant toute la phase de composition de l’album : tout d’abord j’ai attendu qu’elle revienne, car mon amour réel pouvait l’attendre. Je me suis même mis à penser que le meilleur entre nous restait à venir, que notre véritable amour nous attendait encore. Puis j’ai pu un jour me dire que mon véritable amour m’attendait peut être ailleurs, sous les traits d’une autre, tout simplement... Ce titre est, comme beaucoup de choses dans cet album, un élément aussi triste, pessimiste et pathétique que porteur d’espoir, suivant comment on le regarde, suivant son propre état à ce moment là peut être... Les premiers retours que j’ai eu sur mes chansons étaient qu’elles apaisaient les gens... j’étais étonné que ces sortes de cris de douleur mis en musique puissent susciter cela, mais j’ai trouvé ça plutôt sympa au final...tout n’est finalement qu’une question de point de vue...

Le mot de la fin ?

Ahah, question piège, je ne sais jamais quoi dire !
Merci à MZ, ainsi qu’à tous les médias alternatifs qui soutiennent les artistes indépedants peu connus. C’est une source de réconfort pour les gens qui ont choisi de produire leur musique en dehors des sentiers battus (autoprod totale, je fabrique moi même les pochettes, etc… et distribution alternative, uniquement sur le net en VPC) pour diminuer au maximum les intermédiaires et proposer à un prix modique leur production afin de ne pas “assassiner“ financièrement les gens qui voudraient bien l’acheter. C’est parfois difficile dans ce contexte de crise du disque, de mutation des pratiques de consommation, d’accélération de tout, d’offre toujours plus grande, de se frayer un chemin, et pouvoir lire quelques lignes sur nous dans un webzine qui traite de pleins de bons artistes, ça fait plaisir !
Merci alors également aux gens qui seront sensibles à ma démarche, artistique et “commerciale“…
Le véritable mot de la fin serait alors : sentez-vous tous libre de faire ce qui vous plaît, comme vous l’entendez, car tout est encore possible !

http://www.myspace.com/theairborneparticles

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